Raffut d'enfer

Elu meilleur joueur Pro D2 de la saison 2012-2013, Julien Caminati espère en avoir fini avec son parcours chaotique. Suspendu récemment pour un mauvais geste, l'atout maître de Grenoble retrouve le pré face à Oyonnax, samedi 26 octobre.

Par Publié le 25 octobre 2013 à 14h36 - Mis à jour le 26 octobre 2013 à 18h57

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Sur les pelouses comme dans la vie, Julien Caminati n'est pas le genre d'homme à y aller par quatre chemins. Pour le petit Lino, son premier enfant né au coeur de l'été, le nouveau trois-quarts polyvalent du Football club de Grenoble rugby (FCG) n'a pas hésité à passer outre son intérêt peu prononcé à l'égard de la prose journalistique, et plus particulièrement celle qui le concerne et qui n'a pas toujours été tendre avec lui. Mais désormais, il s'efforce d'éplucher plus régulièrement la presse sportive afin d'en extraire, presque religieusement, les pages noircies du récit de son excellent début de saison. Car depuis plusieurs semaines, enfin, on parle de lui en bien.

Il y a longtemps que les observateurs du rugby n'avaient accordé pareille attention à Julien Caminati. Rarement leurs commentaires avaient été si bienveillants pour décrire ses performances sur le pré. Jamais, surtout, les superlatifs n'avaient été si nombreux sous ces plumes qui semblaient, à la longue, avoir davantage pris l'habitude de s'épancher sur ses frasques en marge des terrains. Des dérapages que l'ancien Briviste a toujours assumés mais qui lui collent à la peau, à l'image de cette étiquette de « bad boy » dont il peine encore à se débarrasser. « C'est le plus grand défi de Julien, estime Christophe Moni, son entraîneur à Nice entre 2007 et 2010. II a travaillé d'arrache-pied pour rentrer dans le rang et il ne doit cela qu'à lui-même. Il est désormais temps pour lui d'enfiler totalement son costume de joueur professionnel et de viser plus haut. »

Le vent a tourné au mois d'août pour cet enfant terrible du rugby hexagonal. Dans un stade des Alpes chauffé à blanc, deux coups de pied aux allures de missiles décochés de plus de 50 mètres par le néo-Grenoblois permettent au FCG de terrasser sur le fil le Toulon de Jonny Wilkinson. 28-26, score final. Ce soir-là, Julien Caminati n'affole pas seulement les compteurs. Il déborde, plaque et raffûte avec une réussite presque insolente. La copie est parfaite. A Grenoble, il n'en faut guère plus pour se faire un nom et se défaire d'une réputation.

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