A Bordeaux, "un sas" vers un relogement durable

Un lotissement vide a été cédé temporairement pour l'hébergement de mal-logés. Du sur-mesure qui nécessite moyens et volonté politique.

Par et Catherine Rollot Publié le 08 avril 2013 à 11h32 - Mis à jour le 08 avril 2013 à 11h35

Temps de Lecture 3 min.

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C'est un lotissement coquet, à quelques centaines de mètres de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, dix-huit pavillons de trois à quatre pièces qui s'ordonnent autour d'une grande allée. Un décor banal devenu un exemple de mobilisation en faveur des mal-logés, vanté par la ministre du logement, Cécile Duflot, qui s'était rendue sur place le 27 décembre 2012. Trois mois plus tard, alors que Mme Duflot vient de dresser un bilan de la sortie du plan hivernal, ce dispositif qui a bénéficié de moyens particulièrement importants a-t-il vraiment prouvé son efficacité ?

Sur ce dossier, l'Etat s'était mobilisé avec une célérité inhabituelle. En quelques semaines, dix maisons vides depuis plusieurs années de ce lotissement propriété de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) avaient été attribuées à des familles logées à l'hôtel, en situation de mal-logement ou occupant des places d'hébergement d'urgence, jusqu'au 31 mars, fin de la trêve hivernale. Le tout sans utiliser la méthode forte de la réquisition.

Une semaine après que Gérard Chausset, un adjoint (Europe Ecologie-Les Verts) au maire de Mérignac, avait alerté les autorités sur l'existence de ce lotissement majoritairement inoccupé, le préfet de la région Aquitaine, Michel Delpuech, faisait signer une convention entre la DGAC, l'office public HLM Gironde Habitat et l'association caritative Emmaüs Gironde. L'aviation civile s'engageait à prêter ses maisons, le bailleur social à s'occuper de la gestion immobilière du site et l'association à accompagner socialement les nouveaux occupants.

QUATRE FAMILLES ONT TROUVÉ UNE SOLUTION PÉRENNE

Aujourd'hui, ce "sas entre hébergement en hôtel et hébergement pérenne", ainsi que l'avait qualifié Mme Duflot lors de sa visite, accueille toujours neuf familles et a été prolongé au moins jusqu'en septembre. "Aucune de ces personnes ne sera mise dehors sans relogement", affirme le préfet Michel Delpuech. Selon son dernier pointage, sur les neuf familles entrées dans les lieux à l'ouverture du dispositif, quatre ont trouvé une solution pérenne. Cinq vivent encore dans les maisons. Quatre autres ménages sont arrivés plus récemment, remplaçant les premiers partis.

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