Municipales : Agnès Buzyn repart en campagne à Paris

L’ancienne ministre de la santé a mis fin au suspense, mardi 26 mai, devant ses colistiers : elle mènera bien la campagne de La République en marche pour le second tour des municipales à Paris.

Par et Publié le 26 mai 2020 à 14h00 - Mis à jour le 26 mai 2020 à 15h07

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Malgré la pluie de critiques à son égard, les embûches qui s’annoncent et ses propres doutes, Agnès Buzyn sera bien la candidate de La République en marche (LRM) à la mairie de Paris le 28 juin, pour le second tour des élections municipales. C’est ce qu’elle a annoncé, mardi 26 mai, à ses colistiers réunis en vidéoconférence. « Je suis pleinement engagée, déterminée, combative, résolue à faire entendre la voix de la majorité présidentielle », leur a-t-elle déclaré, selon plusieurs participants.

L’ancienne ministre de la santé met ainsi un terme aux interrogations qui gonflaient de jour en jour, tant dans son équipe qu’au sein des responsables macronistes. « Honnêtement, je ne sais pas ce qu’elle veut », confiait dimanche une de ses têtes de liste. Lundi encore, la question avait été évoquée à l’Elysée lors d’une réunion de cabinet, et aucun participant ne connaissait alors sa décision. Le suspense était encore monté d’un cran dans la nuit de lundi à mardi, avec l’annulation de la vidéoconférence prévue pour mardi à 8 heures, sans explication.

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Une nouvelle réunion a finalement été fixée à 13 h 30. Agnès Buzyn y a indiqué enfin clairement son intention de mener jusqu’au bout le combat dans lequel elle s’était lancée en février, après le départ surprise de Benjamin Griveaux à la suite de la diffusion de vidéos intimes.

« On va se faire incendier sur les marchés »

Pour certains, le choix d’Agnès Buzyn de repartir en campagne est un soulagement. Trois mois après la défection soudaine de M. Griveaux, le parti présidentiel n’aura pas à chercher en catastrophe un nouveau candidat pour Paris, qui serait fatalement apparu comme un second ou un troisième choix. Emmanuel Macron s’évite ainsi une humiliation.

D’autres s’inquiètent de repartir à la bataille avec une tête de liste aussi fragilisée. « Si Buzyn reste, ça va être un enfer, on va se faire incendier sur les marchés », confiait récemment une militante.

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Agnès Buzyn elle-même a visiblement beaucoup hésité. Heureuse au départ de se frotter pour la première fois au suffrage universel, l’ex-ministre avait vécu la fin de la campagne du premier tour comme un cauchemar. D’un côté, l’hématologue avait une conscience aiguë de l’épidémie qui montait, et des ravages meurtriers qu’elle risquait d’entraîner. De l’autre, elle se sentait obligée de faire « comme si » : comme si elle pouvait gagner, comme si les deux tours allaient pouvoir se dérouler normalement.

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