Georges Siffredi, fidèle de Pasqua et Devedjian et futur président des Hauts-de-Seine

Maire LR de Châtenay-Malabry, il a été désigné par les élus de droite pour succéder à Patrick Devedjian à la tête du conseil départemental, qu’il préside déjà par intérim.

Par Publié le 20 mai 2020 à 11h25 - Mis à jour le 21 mai 2020 à 06h27

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Georges Siffredi, avec Valérie Pécresse, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), le 24 novembre 2015.
Georges Siffredi, avec Valérie Pécresse, à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), le 24 novembre 2015. JACQUES DEMARTHON / AFP

Continuité absolue à la tête des Hauts-de-Seine, ce bastion de droite dirigé successivement par Charles Pasqua, Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian. Un mois et demi après la mort brutale de ce dernier, victime du Covid-19 à l’âge de 75 ans, c’est son fidèle second, Georges Siffredi, maire Les Républicains (LR) de Châtenay-Malabry, qui s’apprête à lui succéder comme président du conseil départemental. Il occupe déjà la présidence à titre intérimaire depuis la fin mars, en tant que premier vice-président.

Deux candidats de droite étaient sur les rangs pour assurer la relève : Georges Siffredi et Eric Berdoati, maire de Saint-Cloud et président du groupe de droite au conseil départemental. Mais mercredi 20 mai, lors de la réunion préalable des élus de droite, Eric Berdoati a retiré sa candidature. « Le temps est à l’unité », se justifie-t-il.

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Georges Siffredi sera donc le candidat unique de la droite, lors de l’élection prévue lundi 25 mai. Son résultat ne fait aucun doute. Avec seulement 8 élus sur 46, la gauche n’est pas en mesure de remettre en cause le choix de la majorité contrôlée par LR.

Dans la ligne de son prédécesseur

Georges Siffredi, 63 ans, va donc s’installer dans le fauteuil jusqu’en mars 2021, date des prochaines élections départementales. Avec la ferme intention d’y rester au-delà de cette échéance. « Si j’ai décidé de me porter candidat, ce n’est pas pour un intérim de dix mois, mais pour m’inscrire dans la durée », assume-t-il. Eric Berdoati ne lâche toutefois pas prise : « Rendez-vous en mars 2021 », promet-il.

Pour la droite, qui tient le département depuis sa création en 1968, la question posée mercredi était simple : faut-il infléchir la stratégie que menait Patrick Devedjian ? C’est ce que proposait Eric Berdoati. Pour cet ancien champion d’escrime qui a quitté LR après les élections européennes de 2019, l’épidémie due au nouveau coronavirus et la crise économique qu’elle entraîne imposent de « revoir la ligne politique ». Ainsi préconise-t-il de recentrer l’action du département sur ses missions fondamentales, « la santé, le social, l’éducation », et d’accorder davantage d’aides financières aux communes. Il souhaite en outre stopper le projet de fusion avec les Yvelines, le grand chantier porté par Patrick Devedjian et son homologue du département voisin, Pierre Bédier, un élu LR lui aussi.

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La majorité des élus a préféré ainsi ne pas rompre avec la politique engagée. Georges Siffredi admet certes qu’il faut mettre davantage l’accent sur les missions sociales, et renforcer le soutien aux communes. Quant à la fusion avec les Yvelines, il ne compte pas accélérer spécialement sur ce dossier avant l’élection de mars 2021. « On a connu plus enthousiaste », déclare, en souriant, une élue. Mais, sur tous ces points, le maire de Châtenay-Malabry se montre moins radical que son concurrent. Il s’inscrit avant tout dans la ligne de Patrick Devedjian, son « ami de trente-huit ans », avec qui Eric Berdoati avait au contraire été plusieurs fois en compétition.

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