Coronavirus : à Bordeaux, la campagne des municipales entre parenthèses

Les candidats à la mairie profitent du confinement pour tirer les leçons du premier tour et repenser leur programme.

Par Publié le 08 avril 2020 à 14h00 - Mis à jour le 09 avril 2020 à 12h07

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A Bordeaux, la campagne pour les élections municipales n’a pas été de tout repos pour les neuf candidats en lice. La ville s’est révélée être une place stratégique. Gouvernée quarante-sept ans par Jacques Chaban-Delmas, puis près de vingt-cinq ans par Alain Juppé, l’ex- « belle endormie » n’avait pas connu de second tour aux municipales depuis la Libération. Pour la première fois de son histoire récente, plusieurs espéraient la voir basculer à gauche. A commencer par Pierre Hurmic, candidat Europe Ecologie-Les Verts (EELV) bordelais, qui a talonné de près le maire sortant (Les Républicains), Nicolas Florian, successeur d’Alain Juppé, au soir du premier tour (respectivement 34,38 % et 34,56 % des voix).

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Avec l’épidémie liée au coronavirus, le second tour n’est plus du tout d’actualité. Si la date du 21 juin avait été avancée, beaucoup ne se font plus d’illusion, à commencer par Thomas Cazenave, candidat La République en marche (12,69 % des voix). Un sentiment que partage Patrick Bobet, président de la métropole, réélu au premier tour dans sa commune du Bouscat, proche de Bordeaux : « Nous sommes de plus en plus convaincus que ce sera reporté au mois d’octobre. Juin, c’est trop court, on n’y arrivera pas. On a réussi à faire sortir les Français le 15 mars, ils ne ressortiront pas au mois de juin. »

« Nouvelles propositions »

En attendant, il faut composer avec des incertitudes, notamment pour continuer à administrer la métropole. Un véritable casse-tête pour son président. En attendant que les conseils municipaux élus dès le premier tour prennent place dans leurs villes respectives, le conseil métropolitain reste inchangé, sur le modèle de 2014. Mais Patrick Bobet sait que ce calme sera de courte durée. « Quand on sera déconfinés, les nouveaux élus installés vont vouloir naturellement entrer au conseil de métropole. Celui-ci, qui pourrait avoir lieu début ou courant septembre, sera mixte : il associera les élus de 2014 et ceux du 15 mars 2020. Ce sera une situation tout à fait inédite mais les ordonnances l’ont prévue », se rassure l’élu.

Cette décision a été « plutôt bien reçue » par l’ensemble des élus métropolitains, qui ont de toute façon d’autres préoccupations en ce moment. « Il est normal que les impératifs sanitaires priment sur toute considération de calendrier électoral », estime Pierre Hurmic. Quant à Nicolas Florian, il doit gérer l’épidémie qui n’épargne pas sa ville. « Ce n’est vraiment pas mon sujet du moment. J’ai autre chose en tête, et je pense même que le gouvernement lui-même ne sait pas quand pourront se tenir les élections », s’agace-t-il.

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