Les maires s’organisent pour lutter contre la propagation du coronavirus

Plusieurs municipalités ont imposé un couvre-feu pour limiter les déplacements. A Paris, de nouveaux lieux publics ont été fermés aux piétons.

Par Publié le 22 mars 2020 à 18h14 - Mis à jour le 23 mars 2020 à 07h53

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En temps normal, ils auraient passé ce qui devait être la semaine d’entre-deux-tours des élections municipales à négocier, militer et tracter pour se faire élire dimanche 22 mars. Mais, avec l’épidémie liée au coronavirus qui frappe la France depuis plusieurs semaines et, au passage, le report du scrutin, les maires se trouvent aujourd’hui en première ligne pour lutter contre la propagation du Covid-19. Notamment pour faire respecter le confinement imposé par le gouvernement.

Un confinement « que beaucoup prennent à la légère », estime le président de la République, Emmanuel Macron. Durant la première semaine où les Français n’étaient invités à sortir de chez eux qu’en cas de nécessité extrême, de nombreuses images de quais, de bords de mer ou de lieux publics encore trop fréquentés ont fait le tour des réseaux sociaux ou des chaînes de télévision, poussant de nombreux maires à agir. « Il faut aller vers un confinement beaucoup plus sévère », affirme ainsi la première magistrate de la ville de Paris, Anne Hidalgo, dans un entretien au Parisien le dimanche 22 mars.

Ainsi, pendant le week-end, une dizaine d’édiles ont décidé d’employer la manière forte en imposant, par arrêté municipal, un couvre-feu dans leurs villes. A Montpellier, Perpignan, Colombes (Hauts-de-Seine), Béziers, Arras (Pas-de-Calais) ou encore Menton (Alpes-Maritimes), les habitants ne sont donc plus autorisés à sortir de chez eux à partir de 20 heures ou 22 heures selon la commune, et ce, jusqu’à 5 heures du matin.

Des lieux interdits au public

« A partir de 20 heures, une fois les commerces et pharmacies fermés, plus personne n’a de raison de sortir. Donc, on ne sort plus, sauf les personnels spécifiquement autorisés par cet arrêté : personnel médical ou social pour ceux qui font des visites à domicile de personnes fragiles pour le portage de repas par exemple », détaillait, vendredi 20 mars, le maire (Les Républicains) de Nice, Christian Estrosi, au Journal du dimanche.

Lire aussi Pour faire respecter le confinement lié au coronavirus, certains lieux publics interdits

Plus tôt dans la semaine, de nombreux arrêtés municipaux avaient déjà été pris pour interdire des lieux encore trop fréquentés par le public. C’est ainsi que, jeudi 19 mars, le maire de Bordeaux, Nicolas Florian, a interdit aux habitants l’accès aux quais de la Garonne. « Malgré les consignes strictes de confinement, les quais de Bordeaux restaient anormalement fréquentés, j’ai donc décidé d’en interdire l’accès aux piétons », s’est-il justifié. Des initiatives similaires ont été mises en place sur la promenade des Anglais à Nice, ou sur des plages de la côte méditerranéenne ou de Bretagne.

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