Retraites : réunion des leaders syndicaux et patronaux le 19 mars

Les huit dirigeants des organisations représentatives doivent se retrouver, selon nos informations, pour discuter de la gouvernance du futur système universel.

Par Publié le 04 mars 2020 à 05h11 - Mis à jour le 04 mars 2020 à 06h56

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De gauche à droite, Geoffroy Roux de Bezieux (président du Medef), Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT), Francois Asselin (président de la CPME), Alain Griset (président de l’U2P) et François Hommeril (président de la CFE-CGC), à l’Elysée en juillet 2018.
De gauche à droite, Geoffroy Roux de Bezieux (président du Medef), Laurent Berger (secrétaire général de la CFDT), Francois Asselin (président de la CPME), Alain Griset (président de l’U2P) et François Hommeril (président de la CFE-CGC), à l’Elysée en juillet 2018. JACQUES DEMARTHON / AFP

Les numéros un des cinq centrales syndicales (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CTFC) et des trois organisations patronales (Medef, CPME et U2P) représentatives doivent se retrouver, le 19 mars au siège de FO, pour discuter de leur place dans le futur système universel de retraite et de l’avenir du paritarisme.

Ce rendez-vous, confirmé au Monde par plusieurs d’entre eux, fait suite à un tweet de Geoffroy Roux de Bézieux, le patron du Medef, qui interpellait Yves Veyrier, le secrétaire général de FO, et de François Homméril, président de la CFE-CGC. « Il faut que nous ayons une vraie autonomie de gestion avec une représentation proportionnelle des employeurs et des salariés, et que le Parlement puisse corriger la trajectoire si elle s’écarte du tracé. Qu’en dites-vous @YVeyrier @fhommeril ? », a lancé M. Roux de Bézieux.

Dans la foulée, M. Veyrier a pris l’initiative d’un courrier, que Le Monde a pu consulter, à ses sept homologues pour leur proposer de se retrouver « au plus vite » afin de pouvoir « échanger librement ». Dans cette lettre d’une page, il rappelle l’opposition de sa confédération au projet de système universel de retraite par points voulu par le gouvernement car, selon lui, « il conduit à l’étatisation de la protection sociale en plaçant, en dernier ressort, l’ensemble du système de retraite et de ses régimes sous la tutelle de l’Etat ». Selon lui, « concentrer entre les seules mains de l’Etat la conduite de l’économie et de la protection sociale constituerait une erreur ».

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Se rassembler plutôt que se diviser

Le pilotage du régime en cours de construction représente, pour les partenaires sociaux, une source de préoccupation, qui les rassemble plus qu’elle ne les divise. « Nos organisations respectives sont en effet historiquement parties prenantes du paritarisme (…), écrit M. Veyrier. Le projet du gouvernement conduit à faire disparaître cette dimension puisqu’il absorbe les régimes complémentaires existants, au demeurant tant leur mode de gestion que leurs réserves. » Pour le secrétaire général de FO, la conférence de financement, « elle-même sous tutelle des pouvoirs publics en y incluant la Cour des comptes, illustre cette dérive ». FO a d’ailleurs claqué la porte lundi de cette instance qui réunit syndicats et patronat et qui est chargée de réfléchir à des solutions pour équilibrer le système de retraites d’ici à 2027. La CGT lui a emboîté le pas mardi.

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La date du 19 mars a finalement été cochée dans les différents agendas des leaders syndicaux et patronaux. « C’est bien, il y aura tout le monde, assure l’un d’eux. Vu l’ambiance, avoir un petit espace où l’on connaît les règles et où l’on peut faire ce pour quoi on est aux responsabilités est une bonne chose. »

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