Plage du Couchant, la Grande Motte (Hérault), le 21 mai. Premier jour d'ouverture de la
SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

« Maintenant, on peut dire qu’on revit » : premier jour de vacances à la « plage statique » de La Grande-Motte

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Publié le 22 mai 2020 à 13h48 - Mis à jour le 22 mai 2020 à 15h29

Claudine et son amie Marie-Laurence habitent à La Grande-Motte (Hérault) et ont passé l’après-midi à la plage du Couchant. « En soit, le confinement n’a pas été trop dur à vivre. On habite au bord de la mer, et on n’est plus bien jeunes, on s’en fiche que les bars et les restaurants soient fermés. Ce qui nous a manqué, c’est juste notre petit café que l’on prenait au Chari Bari tous les jours à 15 heures, et la mer. Chaque année, le 1er mai, on est sur la plage. On a toujours fait ça. Mes parents [ceux de Marie-Laurence] avaient acheté un petit appartement ici, à l’époque où de Gaulle commençait à faire de La Grande-Motte une station balnéaire pour éviter que les Français n’aillent en vacances en Espagne. Puis, j’ai hérité de cet appartement et aujourd’hui ce sont mes petits-enfants qui l’utilisent. Ce premier bain de mer, on l’attendait depuis longtemps ! »

Claudine et son amie Marie-Laurence à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai.
Claudine et son amie Marie-Laurence à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

Emma et sa fille Ielena s’éloignent de leur emplacement réservé à la « plage statique » pour jouer dans le sable. « On habite à Paris, mais on a passé tout le confinement à Châteaunef-du-Pape pour porter assistance à ma mère dépendante. Et comme La Grande-Motte se situe dans le rayon des 100 km, on a décidé de passer toute la journée ici pour fêter le passage de ma fille en CE1. Elle dit que cette plage est un trésor qu’elle a devant ses yeux. »

Emma et Ielena à la plage du Couchant, le 21 mai.
Emma et Ielena à la plage du Couchant, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »
Premier jour d'ouverture du dispositif de la « plage statique », permettant aux plagistes de se baigner et de rester sur le sable à l'intérieur d'un emplacement délimité. Trois agents de sécurité et une caméra de vidéosurveillance assurent le bon déroulement des activités.
Premier jour d'ouverture du dispositif de la « plage statique », permettant aux plagistes de se baigner et de rester sur le sable à l'intérieur d'un emplacement délimité. Trois agents de sécurité et une caméra de vidéosurveillance assurent le bon déroulement des activités. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

Patrick, 66 ans, habite à La Grande-Motte. Après s’être baigné en matinée, il a parcouru 15 km à vélo en longeant le front de mer, et prend une pause pour regarder la « plage statique » qui autorise les plagistes à se baigner et à rester sur le sable à l’intérieur d’un emplacement individuel délimité à l’aide de piquets. « Quand les plages ont été rouvertes, je me suis senti renaître ! Ça a été le retour à la belle vie, le bien-être total. La vie est courte, il faut en profiter au maximum. J’ai déjà fait les 400 coups et il me manquera des années pour faire tout ce que je voudrais faire encore ! »

Patrick, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai.
Patrick, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

Grégory, agent d’exploitation dans un parking, son épouse Carine, assistante dentaire, et leurs deux filles prennent leur premier bain de mer de la saison. « La plage, c’est synonyme de liberté : on peut écouter de la musique, dormir, être nu, faire du sport… alors être empêché, c’est frustrant. Maintenant, on peut dire qu’on revit. »

Grégory, Carine et leurs deux filles, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai.
Grégory, Carine et leurs deux filles, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

Nhan, 44 ans, et ses deux enfants, Léo et Linh, ont fait quarante-cinq minutes de route d’Arles pour passer la matinée à la plage du Couchant. « Ce matin, les enfants étaient très excités à l’idée de venir à la plage. D’ordinaire, ils traînent la patte pour aller à la plage, mais là, ils se sont vite levés et ont avalé leur petit-déjeuner à toute vitesse. C’est comme s’ils s’étaient préparés pour aller à un anniversaire ! Venir ici après deux mois de confinement c’est pour eux un grand événement. Et pour moi, c’est un vrai plaisir de retrouver les réflexes de l’été, le soleil, la liberté. »

Nhan et ses deux enfants, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai.
Nhan et ses deux enfants, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »
Des agents de la police municipale surveillent le bon respect des consignes de sécurité par les plagistes et répondent à leurs questions.
Des agents de la police municipale surveillent le bon respect des consignes de sécurité par les plagistes et répondent à leurs questions. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

Didier, 45 ans, est commercial et tennisman semi-professionnel. Sa compagne, Chloé, 36 ans, est juriste à Montpellier. « On est des grands amoureux de la plage. On a toujours vécu au bord de l’eau ; venir à la mer nous ressource. Et après le confinement, être là prend l’allure d’un grand bol d’air. D’ailleurs, on voulait réserver pour revenir samedi. Le site ouvre à 9 heures, mais dès 8 h 45 on était prêts, chacun sur un ordinateur, le doigt positionné sur la souris. Malheureusement, on a échoué à la seconde près, la plage était déjà complète ! »

Didier et Chloé à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai.
Didier et Chloé à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

Marie-Laure, 52 ans, est venue de Juvignac, dans la banlieue de Montpellier, pour passer la matinée à la plage. « Dès que j’ai vu sur Facebook qu’une plage où l’on pourrait rester plusieurs heures sur le sable s’ouvrait, j’ai foncé sur le site de l’office du tourisme. Mardi matin, dès 8 heures, j’étais prête pour réserver ma place. J’exerce mon activité de comptable en télétravail depuis le début du confinement, alors ça fait du bien de retrouver enfin la plage. »

Marie-Laure, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai.
Marie-Laure, à la plage du Couchant, à La Grande-Motte, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »
Des passants photographient la plage du Couchant le jour de sa réouverture, le 21 mai.
Des passants photographient la plage du Couchant le jour de sa réouverture, le 21 mai. SANDRA MEHL POUR « LE MONDE »

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