L’Espagne ferme ses frontières dans sa course contre la montre pour freiner l’épidémie

Le pays est le deuxième pays le plus touché d’Europe, avec 309 morts, 432 malades en soins intensifs et 9 191 cas diagnostiqués.

Par Publié le 17 mars 2020 à 03h39

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La police met en place le contrôle de ses frontières, suite à une ordonnance du gouvernement espagnol, à La Jonquera, en Espagne, le 16 mars.
La police met en place le contrôle de ses frontières, suite à une ordonnance du gouvernement espagnol, à La Jonquera, en Espagne, le 16 mars. NACHO DOCE / REUTERS

A partir de minuit, mardi 17 mars, les frontières terrestres de l’Espagne seront fermées « afin de faire plier la courbe de contaminés par le virus, tant à l’échelle nationale qu’européenne », a déclaré le ministre espagnol de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Seuls les citoyens espagnols, les résidents en Espagne, les travailleurs transfrontaliers, le personnel diplomatique et les cas de forces majeures, ainsi que les camions de marchandises, pourront entrer dans le pays où le dernier bilan fait état de 309 morts, 432 malades en soins intensifs et 9 191 cas diagnostiqués. « Tout sera fait » pour aider au rapatriement des Espagnols qui se trouvent à l’étranger et veulent revenir.

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Le rétablissement des contrôles aux frontières terrestres ne sera pas la dernière mesure prise par l’Espagne, deuxième pays le plus touché d’Europe. Après l’état d’alerte décrété dans la nuit du samedi 14 à dimanche 15 mars, qui s’est traduit par un confinement généralisé du pays, d’autres décisions pourraient être prises dans les prochains jours. Le gouvernement n’écarte pas la fermeture des liaisons aériennes et maritimes. Les élections basques et galiciennes du 5 avril ont été suspendues, à la demande de tous les partis. Et de nombreuses voix demandent à présent la restriction de toutes les activités non essentielles.

La police portugaise gardent la frontière entre le Portugal et l’Espagne, suite à un ordre du gouvernement espagnol, à Vilar Formoso, le 16 mars.
La police portugaise gardent la frontière entre le Portugal et l’Espagne, suite à un ordre du gouvernement espagnol, à Vilar Formoso, le 16 mars. RAFAEL MARCHANTE / REUTERS

L’autorisation de la circulation des personnes qui se rendent à leur travail, quand celui-ci ne peut pas être réalisé à domicile, a en effet provoqué des concentrations dans certains métros à Madrid ou Barcelone, lundi matin, et des salariés se sont plaints d’être contraints à aller au bureau par leurs entreprises. Plusieurs syndicats ont expliqué les difficultés de nombreuses usines pour respecter les consignes en matière de distanciation sociale. Les associations hôtelières ont demandé la fermeture ordonnée de tous les établissements au gouvernement, alors que de nombreuses entreprises et des constructeurs automobiles ont pris d’eux-mêmes la décision d’annoncer des plans de chômage partiel.

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De 100 euros à un an de prison pour les réfractaires

La prise de conscience de la nécessité de se cloîtrer pour freiner l’avancée du virus est à présent largement étendue. Surtout depuis que le gouvernement a détaillé les amendes qui sont infligées aux réfractaires : de 100 euros à un an de prison.

Pour surveiller le respect du couvre-feu, toutes les forces de police et de l’armée sont mobilisées. Près de 1 100 militaires se sont déployés lundi dans quatorze provinces afin, aussi, de désinfecter les lieux publics ou travailler à médicalisation des hôtels de Madrid. De son côté, la garde civile a saisi près de 150 000 masques de protection sanitaire dans une usine de Jaen, qui seront destinés à des hôpitaux madrilènes, principal épicentre de l’épidémie en Espagne, où le matériel sanitaire manque.

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