Un apéro avec The Pirouettes : carrément aimants

A la scène, Vickie et Léo roucoulent leur vie de tourtereaux ; à la ville, c’est dans le même verre qu’ils sirotent leur piña colada.

Par Publié le 10 février 2018 à 06h39 - Mis à jour le 11 février 2018 à 07h34

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Léo Bear Creek et Vickie Chérie, du duo The Pirouettes, au Cannibale Café, à Paris, le 30 janvier.

La Saint-Valentin approche. « Quoi de plus à propos qu’un apéro avec The Pirouettes ? », propose-t-on à la rédactrice en chef. « Bingo ! », accepte-t-elle tout de go. Par la grâce d’un album et d’une flopée de EP, ce couple de chanteurs s’est niché dans bien des cœurs depuis ses premières roucoulades, en 2011. D’aucuns font même de nos tourtereaux les héros d’un romantisme 2.0, joliment géolocalisé : sur la drôle de map que dessinent leurs chansons, les amants se paument et se pâment en usant d’applis dernier cri, comme s’ils jouaient à mettre à jour la carte de Tendre jadis inventée par Madame de Scudéry.

Un verre, deux pailles

A la ville comme à la scène, les Pirouettes partagent tout, adresse mail comprise : « Rendez-vous mardi, à 17 heures, au Cannibale Café ! », arobasent-ils à l’unisson. Le date a lieu à deux pas de leurs pénates, dans un estaminet mignonnet du quartier de Belleville, à Paris. Banquettes moelleuses, moulures discrètes, plantes tropicales : idéal pour les cœurs voraces, le Cannibale.

Les deux lovers arrivent à l’heure au rancard, le happy hour bat son plein ; va pour une piña colada, qu’ils partagent en usant de la technique dite de la double paille, propice à tous les rapprochements. « Ici, ils ne servent que des olives avec les boissons… Désolés, tu ne pourras faire la blague “Pirouettes, cacahuètes” dans ton article ! », sourit le couple en sirotant, synchrone, son cocktail fruité.

Natacha, la serveuse du Cannibale, les dévore du regard : « C’est vous, les Pirouettes ? ! Votre morceau Dernier Métro, c’est un hymne ! Je l’écoute tôt le matin, après chaque gueule de bois… » Lui, c’est Léo, grand brun à la voix grave, tout en traits anguleux. Galant homme, il laisse les courbes à sa compagne, yeux en billes et boucles d’oreille qui brillent : elle s’appelle Victoria – qu’elle raccourcit en « Vickie » quand ça lui chante. Ils se sont embrassés pour la première fois il y a sept ans, à Annecy, où ils ont grandi.

Bien leur en a pris : le chef-lieu de la Haute-Savoie est un haut lieu pour tout Valentin qui se respecte. C’est là, non loin du pont des Amours, à quelques encablures du lac, que Jean-Jacques Rousseau a entrepris la femme de sa vie, Madame de Warens. Une sculpture, érigée après la mort de l’écrivain, témoigne de cette rencontre qui a bouleversé l’histoire de la littérature : « Que ne puis-je entourer d’un balustre d’or cette heureuse place ! (…) Quiconque aime à honorer les monuments du salut des hommes n’en devrait approcher qu’à genoux », s’épanchait le grand homme dans Les Confessions.

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