Timothée Chalamet, la douceur de vivre

A l’affiche de « Lady Bird » et de « Call Me by Your Name », film pour lequel il est nommé aux Oscars, l’acteur de 22 ans séduit Hollywood avec ses faux airs de James Dean. Le côté rebelle en moins.

Par Publié le 23 février 2018 à 12h11 - Mis à jour le 27 février 2018 à 21h04

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Timothée Chalamet, le 25 janvier, à Paris.

Hollywood s’est trouvé une nouvelle coqueluche : Timothée Chalamet, 22 ans, jeune comédien aux yeux verts, à la mèche rebelle et aux faux airs de James Dean.

Mais, à l’écran, l’acteur incarne tout le contraire de celui qui mourut au volant de sa Porsche 550 Spyder un jour de septembre 1955. Dans ses rôles, Chalamet est du genre cultivé, enthousiaste et bien aimé. A l’image de son personnage dans Call Me by Your Name (en salle le 28 février), de l’Italien Luca Guadagnino, qui lui vaut d’être nommé pour l’Oscar du meilleur acteur. Il y joue Elio, 17 ans, lecteur invétéré et musicien entouré d’une famille bienveillante, qui, lors d’un été en Italie, vit son premier amour avec un étudiant américain.

Le 4 mars, la 90e cérémonie des Oscars sera aussi pour lui l’occasion de soutenir l’équipe de Lady Bird, première réalisation de l’actrice Greta Gerwig (qui sort aussi le 28 février), nommée dans cinq catégories, et dans laquelle il interprète également le rôle d’un jeune érudit. « Timothée est assez intimidant, confie la réalisatrice. J’ai pensé que son intelligence conviendrait bien au personnage de Kyle, dont les idées peuvent faire rire mais sont toujours fondées sur une réelle réflexion. »

Un père Français, une mère Américaine

Dans ce palace parisien, fin janvier, Timothée Chalamet parle et rit en même temps. S’emballe et soudain se tait. Français par son père, Américain par sa mère, le jeune homme passe d’une langue à l’autre. Même s’il est plus à l’aise en anglais.

La France, il l’a surtout connue l’été, dans la maison de sa grand-mère à Saint-Agrève, un petit village d’Ardèche. « Mes vacances en France ? s’interroge-t-il. Cela consistait à aller jouer dehors pendant que les adultes prenaient le café, et puis à coacher des petits au foot. Je dois mon sens de l’observation à mon côté français, tandis que mes origines américaines m’ont davantage poussé au métier d’acteur. »

Il a grandi à New York, dans le quartier branché de Hell’s Kitchen, entouré de son oncle réalisateur Rodman Flender et de sa tante Amy Lippman, qui a récemment écrit et produit la série Masters of Sex. Tout petit, il apparaît dans des publicités. « Adolescent, je me suis retrouvé abonné à l’emploi du garçon assassiné ! », s’amuse-t-il. Il joue alors des rôles de victimes dans des séries comme New York, Police judiciaire. « Quand tu es à New York, c’est un passage obligé. Tous les acteurs de Broadway l’ont fait. »

Mais, sur les planches, il ne joue pas que les trépassés. Son rôle dans la bien nommée pièce de John Patrick Stanley, Prodigal Son, lui permet de décrocher en 2016 un Lucille Lortel Award, qui récompense le meilleur comédien du Off-Broadway.

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