Biographie. Lumières sur Fernand Bonnier de La Chapelle

L’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon lève nombre de zones d’ombres sur le parcours de l’assassin, en 1942 à Alger, de l’amiral Darlan.

Par Publié le 24 octobre 2019 à 20h00 - Mis à jour le 25 octobre 2019 à 09h15

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Fernand Bonnier de La Chapelle (1922-1942).
Fernand Bonnier de La Chapelle (1922-1942). Caroline Andrieu

« Une juvénile fureur. Bonnier de La Chapelle, l’assassin de l’amiral Darlan », de Bénédicte Vergez-Chaignon, Perrin, 280 p., 22 €.

Le 24 décembre 1942, à Alger, Fernand Bonnier de La Chapelle, 20 ans, abat de plusieurs balles de revolver l’amiral François Darlan, ancien chef du gouvernement de Vichy, haut commissaire de la France en Afrique. Il est fusillé le surlendemain. Faute d’une étude exhaustive sur ce jeune homme, les historiens avaient longtemps été réduits à l’hypothèse d’un acte isolé conçu par de jeunes patriotes exaltés, avant que Michèle Cointet ne montre, en 2005 (De Gaulle et Giraud, Perrin), que cet assassinat était en réalité le fruit d’un complot royaliste fomenté par Henri d’Astier de La Vigerie et l’abbé Cordier, qui avaient recruté l’exécutant. Des zones d’ombre demeuraient toutefois sur le parcours et la personnalité du tireur, que l’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon lève dans Une juvénile fureur, grâce à des archives familiales jusque-là inexploitées.

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Un patriote fougueux

D’emblée, le parti pris de l’auteure de Pétain (Perrin, 2014) de ne pas émailler le récit de notes jette le trouble. On aurait aimé savoir quelles archives lui ont permis de reconstituer le portrait de ce patriote fougueux. Issu d’une famille fortunée et progressiste dont la particule n’est qu’un leurre, il a un rêve à partir de la défaite de 1940 : rejoindre de Gaulle en Angleterre pour se battre et faire quelque chose de grand. Un rêve sans cesse empêché, qui le conduit à se porter volontaire pour éliminer Darlan, qu’il voit comme un traître.

Au total, une enquête fouillée, tracée parfois en pointillé – tant l’historienne recourt au « peut-être » –, dont le rythme et la construction, à la frontière du polar, font bien ressortir l’atmosphère complotiste qui régnait sur Alger au lendemain du débarquement allié du 8 novembre 1942.

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