Second Line à la Havane

Le défilé au cœur de La Havane de musiciens venus de la Nouvelle-Orléans a constitué un des temps forts de la 35è édition du festival Jazz Plaza.

Publié le 05 février 2020 à 13h13 - Mis à jour le 06 mars 2020 à 19h32 Temps de Lecture 10 min.

Le chanteur cubain Cimafunk lors de la Second Line qui s’est déroulée dans les rues de La Vieille Havane à l’occasion de la 35è édition du festival Jazz Plaza. Le 15 janvier 2020. La Havane, Cuba.
Le chanteur cubain Cimafunk lors de la Second Line qui s’est déroulée dans les rues de La Vieille Havane à l’occasion de la 35è édition du festival Jazz Plaza. Le 15 janvier 2020. La Havane, Cuba. Ramon Espinosa / AP

Le documentaire « A Tuba to Cuba », qui retrace le périple en 2015 à Cuba du mythique Preservation Hall Jazz Band de la Nouvelle-Orléans, montrait les liens qui unissent les musiciens des deux côtés du Golfe du Mexique. La 35è édition du festival international Jazz Plaza, qui s’est déroulée du 14 au 19 janvier 2020, vient d’en faire une nouvelle démonstration.

« LE TEMPS OÙ LE JAZZ ÉTAIT ASSIMILÉ À CUBA AU DISCOURS NÉOCOLONIAL DE LA CULTURE IMPÉRIALISTE EST RÉVOLU. »

Comme le souligne le journaliste José Dos Santos dans l’éditorial de l’édition, le temps où le jazz était assimilé à Cuba au discours néocolonial de la culture impérialiste est révolu à l’heure où Jazz Plaza fête ses 40 ans. Et de citer Gillespie et Bauza pour mieux s’ancrer dans son histoire. L’invitation lancée par le chanteur cubain Cimafunk à la Trombone Shorty Foundation, The Soul Rebels, Tank and The Bangas est l’occasion d’une réconciliation, mieux, d’une réappropriation.

La musique noire américaine, comme la musique afro-cubaine, ne trouve-t-elle pas son origine dans l’expression des esclaves africains ? Ned Sublette, lors de la conférence qu’il a donné au XV Coloquio Internacional de Jazz « Leonardo Acosta in memoriam », a souligné le lignage commun. L’auteur a rappelé que Congo Square, considéré comme le lieu de naissance de la musique noire américaine, était le seul endroit en Amérique du Nord où les esclaves avaient la possibilité de se rassembler pour chanter et danser. Il a également évoqué les similarités entre les rythmes du Mardi Gras de la Nouvelle-Orléans, de la tumba francesa de l’oriente de Cuba et de la bomba de Porto Rico.

Second Line meets Conga en La Habana Vieja. Le 15 janvier 2020. La Havane, Cuba.
Second Line meets Conga en La Habana Vieja. Le 15 janvier 2020. La Havane, Cuba. Olivier Erin

Originaire de la Nouvelle-Orléans, l’un des tout premiers compositeurs états-unien s’inspirait des rythmes cubains

La musique nord-américaine fut durablement influencée par la « touche latine » décrite par John Storm Roberts. Né à la Nouvelle-Orléans, d’ascendance haïtienne (On connaît l’influence haïtienne à Cuba, notamment via la tumba francesa), Louis Moreau Gottschalk a fait plusieurs séjours prolongés à Cuba et fréquenté Manuel Saumell, Nicolás Ruiz Espadero, José White et Ignacio Cervantes. De Cuba, le compositeur, précurseur du jazz et du ragtime, a ramené la syncope, introduisant ainsi cette fameuse touche latine.

CIMAFUNK EST À LA CROISÉE DES CHEMINS ENTRE LES MUSIQUES CUBAINES ET NOIRES AMÉRICAINES

La musique à la Nouvelle-Orléans est vecteur de célébration. Les Second Lines en sont l’une des expressions. Lors des funerals, les habitants rendent hommage à leurs disparus dans des processions musicales. La tradition des Mardi Gras Indians en est une autre. Invité du cycle de conférences, Monk Boudreaux, Big Chief des Golden Eagles, a interprété les chants de ces tribus qui défilent le jour de la Saint-Joseph dans des costumes extrêmement élaborés confectionnés tout au long de l’année.

A l’origine de cette tradition, l’hommage aux Indiens qui recueillirent les esclaves échappés des plantations, les Cimarróns, auxquels Cimafunk a emprunté son nom. Ned Sublette a rendu un hommage appuyé au jeune Cubain. En adoptant ce nom et en interprétant cette musique funk, Cimafunk est à la croisée des chemins entre les musiques cubaines et noires américaines.

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Trombone Shorty et Julian Gosin (The Soul Rebels) échangent avec un musicien cubain. Mercredi 15 janvier 2020. La Havane.
Trombone Shorty et Julian Gosin (The Soul Rebels) échangent avec un musicien cubain. Mercredi 15 janvier 2020. La Havane. Yannick Le Maintec

Où que vous soyez dans le monde, le tuba (sousaphone ou soubassophone dans sa version nomade) fait office d’irrésistible aimant. Comment ne pas se précipiter dès les premières notes de basse, perceptibles des kilomètres à la ronde ? En l’occurrence ce mercredi de janvier en direction du Parque del Cristo dans la Vieille Havane. Ciel bleu azur. Le soleil se fait déjà faiblissant. Les jeunes de la Trombone Shorty Academy tentent de s’accorder avec les étudiants du Conservatoire Amadeo Roldán. Monk Boudreaux enfile son costume. La délégation « Getting funky in Havana » reprend Oh When The Saints à plein poumon. Le cortège se met en branle. A sa tête, The Soul Rebels et Trombone Shorty. La veille Troy Andrews avait fait une apparition surprise au Teatro Nacional. Même à la Nouvelle-Orléans, il n’est pas si fréquent d’apercevoir Shorty dans une Second Line. « If you go to Havana, you ought to go see the Second Line » aurait pu chanter Professor Longhair.

« A LA HAVANE, LA CONGA FESTIVE DE LA NOUVELLE-ORLEANS DÉFIE LA POLITIQUE CUBAINE DE TRUMP »

Depuis leurs porches et leurs balcons, les habitants de la vieille ville saluent la procession. C’est le foutoir et carrément jubilatoire ! Les cuivres se reflètent sur les chromes des vieilles américaines sur fond d’immeubles décrépis. Les photographes se battent pour décrocher le meilleur cliché, offrant à la presse internationale des titres aussi savoureux que « A La Havane, la conga festive de la Nouvelle-Orléans défie la politique cubaine de Trump. » Le joyeux équipage mettra une bonne heure pour atteindre le Parque de la Ceiba à San Isidro où attendent les danseuses de la Compañía Lizt Alfonso. Tout le monde se précipite vers les artistes. Selfies. Congratulations.

Alors que les musiciens prolongent l’instant, le jeune groupe RCM distille un cocktail de chants et de danses sur des rythmes africains et cubains, tellement plus enthousiasmant que le disgracieux reggaetón. On reconnaît la star locale Erik Iglesias alias Cimafunk. Selon Erik, l’événement n’est pas un simple coup médiatique. Il l’affirme : « Ces liens que nous venons de tisser, c’est pour la vie ! » Prochaine étape pour le jeune chanteur : le légendaire New Orleans Jazz & Heritage Festival.

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Véritable ruche musicale, La Havane est La Mecque du jazz afro-cubain

Bien décidée à défendre sa place sur la scène internationale, La Havane possède de sérieux atouts. Où ailleurs dans le monde peut-on trouver une telle concentration de musiciens de premier plan ? Si vous vous rendez à Jazz Plaza, ne ratez pas les projets spéciaux montés pour l’occasion. L’hommage du pianiste Dayramir Gonzalez à Juan Formell, le fondateur de Los Van Van, qui a réuni ses chanteurs historiques avec une foultitude d’invités, a enflammé mardi le public du Teatro Nacional. Se succéderont les jours suivants salle Covarrubias, l’hommage du saxophoniste Carlos Miyares à son ancien groupe Irakere ou encore l’hommage à Cachao et Charles Mingus par le contrebassiste Gastón Joya.

Je retiendrai pour ma part l’hommage au mythique Conjunto Chappottín, Eduardo Sandoval avait à l’actuel Conjunto Chappottín, formation de son, adjoint un big band de jazz. Le tromboniste a réussi l’équilibre parfait entre les deux orchestres, qui a atteint son acmé dans une version de Fuego En El 23 à couper le souffle. Des cuivres bien agressifs d’une part (On retrouve le côté urbain de Fania), très jazz d’autre part, agrémentés de solos bien sentis. A peine remis, Rubén et Adonis d’Osain Del Monte et Cesar « Pupy » Pedroso, invités surprises, vous emportent dans un Guaganco Pa Los Rumberos torride et unique.

Le jazz traditionnel ne fut pas oublié. Le meilleur exemple samedi soir salle Covarrubias du Teatro Nacional. Le saxophoniste états-unien Dave Liebman, après un démarrage en fanfare avec le Caravan de Juan Tizol, a prodigué une véritable leçon de jazz, de Wayne Shorter à John Coltrane, avec la complicité du flûtiste cubain Orlando « Maraca » Valle. On a pu apprécier le même soir le travail très intéressant effectué par le saxophoniste portoricain Miguel Zenón sur l’œuvre de son compatriote Ismael Rivera, inspiré certes du répertoire de Rafaél Cortijo, mais surtout du style inimitable, fluide et percussif, du regretté chanteur populaire.

Homenaje a Conjunto Chappottín par le trompettiste Eduardo Sandoval.
Homenaje a Conjunto Chappottín par le trompettiste Eduardo Sandoval. Yannick Le Maintec

Dépassant ses anachronismes (Qui a dit archaïsmes ?), Jazz Plaza sait faire preuve d’audaces. Inviter les musiciens de la Nouvelle-Orléans, les faire jouer hors les murs, ne fut pas la moindre. On est vendredi soir, Salón Rosado de la Tropical, Haut-Lieu de la musique bailable. Après les efforts louables des jeunes de la Trombone Shorty Academy, The Soul Rebels enflamment l’audience. De tous les brass bands, ils sont les plus hip-hop, les plus funky, les plus soul. La conclusion en feu d’artifice réunira Cimafunk, Trombone Shorty, The Soul Rebels, Tank & The Bangas.

« Barbie Girl » façon bounce passée au filtre Snapchat

Tank & The Bangas. A la première seconde, je les ai détestés. La première image qui m’est venue à l’esprit, c’est Barbie Girl façon bounce passée au filtre Snapchat. Je décide de tirer ma révérence avant de me voir pousser un nez et des oreilles de chien. J’ai un instant d’hésitation. Le public est en délire. Une belle voix soul. Une guitare électrique qui déchire. Les titres se succèdent et ne se ressemblent pas. Hip-pop, pop, R’n’B. Je déclare forfait. S’ils n’ont pas décroché le prix de la révélation de l’année aux Grammy, Tank & The Bangas est sans aucun doute le choc de cette édition de Jazz Plaza.

The Soul Rebels au Salón Rosado de la Tropical pendant le festival Jazz Plaza. Le 17 janvier 2020. La Havane, Cuba.
The Soul Rebels au Salón Rosado de la Tropical pendant le festival Jazz Plaza. Le 17 janvier 2020. La Havane, Cuba. Olivier Erin

Roberto Fonseca, séduisant MC entre deep house et spiritual jazz

Et que dire du show Temperamento de Roberto Fonseca ! Il y a à peu près un an, quelques jours après avoir refermé Jazz Plaza, le respecté pianiste, coqueluche des festivals, accompagné du percussionniste et DJ Joe Claussell, enflammait La Cigale avec son Tropical Lab, entre deep house et spiritual jazz. Samedi soir à la Fábrica de Arte Cubano, mêmes ingrédients, même recette : piano, claviers, machines, percussions et la basse de Yandi Martínez. Habitué des soirées new-yorkaises, Joe fait le show. Il se déchaîne tant sur ses percussions électroniques qu’il en débranche les câbles, réduisant au silence la sono et arrachant un éclat de rire à Roberto. Quel plaisir de voir le sage Roberto Fonseca en MC, tout sourire de ramener son projet à Cuba…

Saluons au passage la participation à Temperamento de Samy Thiébault, tout juste échappé des Jardins du Mella où le saxophoniste venait de faire une apparition auprès de Los Muñequitos de Matanzas. Voilà qui nous fournit une transition toute trouvée vers la soirée de clôture. Accompagné d’un trio cubain, Samy Thiébault a présenté son album Caribbean Stories au public du Teatro Nacional qui s’était déplacé en nombre pour assister à la célébration des 90 ans d’Omara Portuondo. Avec son florilège de rythmes caribéens, le Français a emballé l’audience exigeante de la salle Covarrubias. Et si son créole est resté approximatif sur le morceau Calypsotopia, son envie de communiquer dans sa langue avec le public fut chaleureusement applaudie.

El Comité au Teatro Martí dans le cadre du festival Jazz Plaza. Le 19 janvier 2020. La Havane, Cuba.
El Comité au Teatro Martí dans le cadre du festival Jazz Plaza. Le 19 janvier 2020. La Havane, Cuba. Philippe Monsan

« La présentation du projet musical El Comité au Théâtre Martí a été l’une des meilleures surprises de Jazz Plaza. »

La première à Cuba du projet El Comité, qui avait eu lieu quelques heures plus tôt, fut pour beaucoup une découverte, comme l’atteste la réaction de la présidente du Coloquio Internacional de Jazz, Neris González Bello. « La présentation du projet musical El Comité au Théâtre Martí a été l’une des meilleures surprises de Jazz Plaza, » a-t-elle déclaré sur les réseaux sociaux. Le Teatro Martí, prestigieux théâtre de style néoclassique rouvert en 2014 après une longue rénovation, en fut l’écrin devant le tout Havane musical. Le collectif qui s’est formé en 2017 à Toulouse à l’issue du festival Jazz sur son 31 rassemble deux pianistes, Harold López-Nussa et Rolando Luna, le contrebassiste Gastón Joya, le saxophoniste Irving Acao, le trompettiste Carlos Sarduy, le batteur Rodney Barreto et Yaroldy Abreu aux tumbadoras, des noms familiers aux amateurs de jazz afro-cubain. Sept orfèvres qui n’ont pas manqué leur rendez-vous avec La Havane. Virtuoses et inventifs, ils ont -les sourires ne trompent pas- pris un vrai plaisir à être là, et à partager avec le public. Le DVD du concert s’annonce spectaculaire.

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Omara Portuondo, le 19 janvier 2020 au festival Jazz Plaza. La Havane, Cuba
Omara Portuondo, le 19 janvier 2020 au festival Jazz Plaza. La Havane, Cuba Raul da Gama/Danilo Navas (Latinjazznet)

« La plus sexy, la plus torride, l’unique, l’inégalable, la plus Cubaine des Cubaines : la Señorita Omara Portuondo ! »

Incroyable Omara. « La diva du Buena Vista… » Omara Portuondo est tellement plus que ça. Sa force, sa longévité, sa voix, sa bienveillance l’ont installée au milieu des géants de la chanson. Comme de coutume, Roberto Fonseca accompagne jusqu’à son fauteuil la chanteuse qui célèbre cette année ses 90 printemps. Le pianiste annonce « la plus sexy, la plus torride, l’unique, l’inégalable, la plus Cubaine des Cubaines : la Señorita Omara Portuondo ! » Badine, la voix toujours bien présente, la chanteuse égrène une partie du patrimoine cubain : Drume Negrita, Veinte Años, Dos Gardenias, Lágrimas Negras. Une intro au clavier plutôt culottée, on reconnaît Quizás. L’incontournable Cimafunk les rejoint. Après un duo somme toute classique, le jeune chanteur s’aventure vers plus d’impertinence avant de revenir à la tradition. Plus elle avance en âge, moins Omara semble s’économiser : 1 h 40 de présence sur 1 h 50 de show ! Le public est debout depuis on ne sait plus. Mes voisins cubains sont aux anges. Moi aussi. Eternelle Omara.

Avec sa vingtaine de lieux et près de deux cents concerts, il y a autant de Jazz Plazas qu’il y a de spectateurs. « Le jazz et la salsa » vous a livré sa vision. Si vous êtes un amateur de jazz afro-cubain, n’hésitez pas à venir vous forger la vôtre.

Jazz Plaza, mode d’emploi

Non, Jazz Plaza n’est pas qu’une excursion pour riches étrangers.

Si la solution la plus facile pour assister au festival international de jazz de La Havane reste de passer par un des tour opérateurs qui proposent le circuit clefs en main, il est possible de s’y rendre par ses propres moyens. Vous vourrez votre budget divisé par quatre. Maîtriser l’espagnol et Cuba est (presque) un prérequis, tant les informations sur le festival peuvent être difficiles à obtenir.

Depuis 2017, Jazz Plaza a lieu chaque mois de janvier. La programmation définitive est publiée le week-end précédent le festival. Pour trouver les informations, privilégiez Facebook. Le festival propose six jours de concerts dans une vingtaine de lieux, situés principalement dans le quartier du Vedado. Choisissez une casa particular à proximité, munissez-vous d’un plan, d’une bonne paire de baskets et d’un budget taxi pour rejoindre rapidement les endroits les plus éloignés.

Les billets, dont le prix varie entre 5 et 20 CUC pour les salles les plus prestigieuses, s’achetent au guichet. Les full pass, disponibles à partir de 200 CUC à la Casa de Cultura de Plaza, sont à réserver aux amateurs qui ont l’intention de se lancer dans un marathon musical. Les plus motivés pourront assister aux conférences du Coloquio Internacional de Jazz qui se déroule à la Fábrica de Arte Cubano.

Enfin, l’organisation pouvant varier d’une année sur l’autre, il est fortement conseillé de se renseigner à l’office de tourisme (Infotur. Il y en a un au début de la Calle Obispo) quelques jours avant le début de la manifestation.

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A lire, à voir, à écouter

  • The Latin Tinge : The Impact of Latin American Music on the United States, de John Storm Roberts (1999) en anglais

  • Cuba and Its Music, de Ned Sublette (2004) disponible en anglais ou en espagnol

  • The World That Made New Orleans, de Ned Sublette (2008) en anglais

  • A Tuba to Cuba (2018), de T. G. Herrington & Danny Clinch

  • Black Indians (2018), de Jo Béranger, Hugues Poulain & Edith Patrouilleau

  • Cimafunk : Terapia (2017, autoproduction)

  • Trombone Shorty : Parking Lot Symphony (2017, Blue Note)

  • The Soul Rebels : Poetry In Motion (2019, Mack Avenue)

  • Tank & the Bangas : Green Baloon (2019, Verve)

  • Miguel Zenón : Sonero, The Music of Ismael Rivera (2019, Miel Music)

  • El Comité : Y que ! ? (So What) (2019, Philippe Monsan)

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