En Nouvelle-Zélande, l’auteur de l’attentat à Christchurch plaide coupable

Le suprémaciste blanc australien est accusé d’avoir perpétré, en mars 2019, la plus grande tuerie de masse de l’histoire moderne de la Nouvelle-Zélande. Il avait abattu 51 personnes en mars 2019.

Le Monde avec AFP Publié le 26 mars 2020 à 02h18 - Mis à jour le 26 mars 2020 à 07h40

Temps de Lecture 2 min.

Brenton Tarrant devant le tribunal de Christchurch (Nouvelle-Zélande), le 16 mars.
Brenton Tarrant devant le tribunal de Christchurch (Nouvelle-Zélande), le 16 mars. MARK MITCHELL / AFP

Brenton Tarrent, accusé d’avoir tué 51 personnes en mars 2019 dans deux mosquées à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, a plaidé de manière inattendue coupable jeudi 26 mars à tous les chefs d’accusation prononcés à son encontre. Cet homme de 29 ans comparaissait depuis la prison d’Auckland, via une connexion vidéo avec la Haute Cour de Christchurch.

La première ministre, Jacinda Ardern, et la communauté musulmane ont fait part de leur soulagement, ce plaider-coupable permettant d’éviter un procès qui aurait pu servir de tribune à ce suprémaciste blanc. « Ce plaider-coupable et cette condamnation attribuent une responsabilité pour ce qu’il s’est passé et aussi épargnent aux familles ayant perdu des êtres chers, à ceux qui ont été blessés, et aux autres témoins, le calvaire d’un procès », a-t-elle relevé.

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L’homme avait jusqu’à présent toujours nié les 51 accusations de meurtre, les 40 accusations de tentative de meurtre et une autre accusation d’acte terroriste. Sans explication à ce stade, il a changé de position à l’issue d’une audience organisée à la hâte et tenue secrète pour le grand public par peur qu’il ne renonce au dernier moment.

Prononcé de la peine une fois la pandémie terminée

Le juge Cameron Mander a précisé que l’accusé connaîtrait sa condamnation ultérieurement, à une date non précisée. « Le plaider-coupable représente une étape très importante vers la finalisation de cette procédure pénale », a relevé le juge, précisant que l’audience de prononcé de la peine n’interviendrait que lorsque la pandémie du nouveau coronavirus serait terminée afin de « permettre aux victimes et à leurs familles de venir au tribunal en personne ».

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La peine de mort n’existant pas en Nouvelle-Zélande, il pourrait passer le reste de son existence derrière les barreaux. Les accusations d’acte terroriste et de meurtre sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

Brenton Tarrant, suprémaciste blanc autoproclamé, est accusé d’avoir perpétré, en mars 2019, la plus grande tuerie de masse de l’histoire moderne de la Nouvelle-Zélande. Equipé d’un arsenal d’armes semi-automatiques, il avait ouvert le feu successivement dans deux mosquées lors des prières du vendredi, tuant 51 personnes, dont des femmes et des enfants. Il a filmé et retransmis en direct sur Facebook les images du carnage.

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Dans la foulée, le gouvernement a nettement durci la législation sur les armes à feu, interdisant les armes semi-automatiques de type militaire (MSSA) comme celles utilisées par l’auteur du massacre. Quelques mois plus tard, il allait plus loin, pour assurer que seules les personnes « aptes » pourraient posséder une arme à feu.

Le Monde avec AFP

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