G7 : Biarritz, ville assiégée

Du 24 au 26 août, Biarritz accueille les présidents des pays membres du G7, entraînant une forte sécurisation d’une région marquée par le militantisme.

Par , , et Publié le 23 août 2019 à 09h21 - Mis à jour le 23 août 2019 à 12h25

Temps de Lecture 1 min.

Une ville balnéaire transformée en forteresse

Pendant le G7, Biarritz et ses alentours sont sous la surveillance d’un important dispositif de sécurité. Au total, 13 200 policiers et gendarmes sont mobilisés, dont 44 compagnies de CRS et 48 escadrons de gendarmerie mobile. De nombreuses unités spécialisées, comme le RAID, le Groupe d’intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) ou la Garde républicaine, sont elles aussi mises à contribution. Aux abords du sommet, la circulation est restreinte aux résidents et ayants droit munis de badge, tandis que plusieurs gares et l’aéroport seront fermés dès vendredi.

Les forces militaires assurent, en outre, des missions de contre-terrorisme et de protection des abords du sommet. L’armée a ainsi été déployée discrètement dans le Pays basque, notamment sur les hauteurs à l’affût d’éventuels drones. La marine est présente au large et dispose d’une frégate. Les services de renseignement sont également mobilisés. Ils travaillent en coopération avec leurs homologues étrangers, en particulier ceux de l’Espagne, qui engage elle aussi des effectifs sur son territoire : 1 878 gardes civils, 932 agents de police et 4 000 membres de la police régionale basque sont mobilisés. Plus de 400 pompiers et 13 équipes mobiles d’urgence et de réanimation complètent le dispositif. Par ailleurs, l’Etat a installé des préfabriqués au tribunal de Bayonne et mobilisé le centre de rétention d’Hendaye en prévision des gardes à vue.

Ville balnéaire très prisée de la côte basque, les restrictions de circulation auront des conséquences sur les résultats de la saison touristique à Biarritz.

Un contre-sommet repoussé à la frontière

Lors de la visite du dispositif de sécurité par le ministre de l’Intérieur, mardi 20 août, Laurent Nunez, qui accompagnait Christophe Castaner a prévenu que « s’il devait y avoir des exactions, des dégradations, des blocages d’infrastructures, il y aura des interventions des forces de l’ordre », alors que plusieurs manifestations organisées par des opposants au G7 n’ont pas été déclarées, à l’instar du projet d’occupation de sept places. Dans cette région marquée par un fort militantisme, le contre-sommet a été repoussé de part et d’autre de la frontière.

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