Ligue des champions : à Dortmund, pas de nostalgie de l’ère Tuchel

L’entraîneur du PSG, Thomas Tuchel, affronte, mardi à l’occasion des 8es de finale de la compétition européenne, le club qu’il a dirigé pendant deux ans. Retour sur l’histoire d’un malentendu.

Par Publié le 17 février 2020 à 18h00

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Thomas Tuchel, entraîneur du PSG, au Parc des Princes, à Paris, le 9 février.
Thomas Tuchel, entraîneur du PSG, au Parc des Princes, à Paris, le 9 février. Thibault Camus / AP

C’est un petit mot venant de l’anglais aussi valable en Allemagne. « Nerd » : terme à connotation souvent péjorative, désignant un individu obsédé de mathématiques et d’informatique, au risque de se couper de la société. A Dortmund, divers interlocuteurs du Monde ont eu recours à la même analogie pour présenter l’Allemand Thomas Tuchel. Un nerd du football, selon eux. Un grand tacticien. Mais un entraîneur sans le supplément d’âme nécessaire. Pas assez raccord avec le Borussia Dortmund, objet de toute la ferveur locale, qu’il a quitté plus tôt que prévu : en 2017, après seulement deux saisons, à un an du terme de son contrat.

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Voilà maintenant que l’intéressé s’apprête à revenir dans la Ruhr. Cette fois comme entraîneur du Paris-Saint-Germain, mardi 18 février, à l’occasion du huitième de finale aller de la Ligue des champions. Il sera « accueilli amicalement ». Promesse diplomatique de Michael Zorc, le directeur sportif de son ancien club, il y a deux mois.

La rédaction bénévole du site Schwatzgelb.de attend les retrouvailles. Dans son local, entre un baby-foot aux couleurs du club et un barbecue entreposé, le fanzine des supporteurs noir et jaune a déjà eu l’occasion de travailler sur le paradoxe Tuchel. Bilan sportif indéniable : un titre en Coupe d’Allemagne, une finale perdue, deux places sur le podium du championnat de Bundesliga et une attaque prolifique. Mais des relations humaines plus compliquées.

« Emotion »

« A sa toute première conférence de presse au Borussia, Tuchel s’était lui-même présenté comme quelqu’un qui entraînait avec émotion. C’est ce qu’il avait dit. Mais, cette émotion, il ne l’a pas du tout laissée transparaître », regrette le rédacteur Kay-Uwe Hoffmann. « Il a eu très peu de contacts avec les supporteurs », résume Christian Fritzkowski, un autre membre de la rédaction.

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Qui cite, par ailleurs, un « bel exemple » d’incompréhension mutuelle : le 10 avril 2016, sur le terrain de Schalke, le grand rival de la région, Tuchel mettait au repos les titulaires habituels (2-2, score final). C’était pour tout miser sur un quart de finale décisif contre Liverpool en Coupe d’Europe (défaite 4-3 et élimination). « Certains supporteurs l’ont très mal pris. Pour eux, le match le plus important de l’année, cela reste le derby de la Ruhr. Tuchel l’avait sous-estimé. »

« Tuchel a donné l’impression de quelqu’un de replié sur lui, comme s’il était une petite entreprise à lui seul »

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