Ces militants qui marchent avec Macron

L’ancien ministre de l’économie organise, samedi 10 décembre, son premier grand meeting de campagne à Paris.

Par Publié le 10 décembre 2016 à 07h39 - Mis à jour le 10 décembre 2016 à 11h57

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Réunion du comité local d’En marche ! dans un café-restaurant du Mans, le 6 décembre.

Auriane Rezé a 28 ans et déjà trop d’heures de travail derrière elle. Depuis qu’elle a « monté son business » et pris la tête d’un coffee-shop au Mans, elle ne voit plus le jour : 50 heures par semaine au mieux, 90 au pire, quatre employés à payer. « Ça fait trois mois que je ne me suis pas pris de salaire, que je suis à découvert et que les banques me font la misère. » Pourtant, si c’était à refaire, elle le referait. Car malgré les risques pris pour se lancer et les résultats qui tardent à arriver, son projet, elle y croit.

Alors quand Emmanuel Macron évoque l’émancipation par le travail ou de mieux protéger les indépendants, forcément, ça lui parle. Mais la raison principale de son adhésion à En marche !, le jour du lancement du mouvement, le 6 avril, c’est avant tout le « renouveau politique » porté par celui qui est désormais candidat à la présidentielle : cette « vision globale », cette « démarche différente » qui « part des préoccupations des gens », cet affranchissement de l’alternative gauche-droite. Et qu’importe si les propositions concrètes arrivent plus tard. 

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« Enfin de la politique qui rassemble plutôt qu’elle divise », salue Marlène Schiappa, 39 ans et des statuts qui se conjuguent au pluriel, à l’image de cette génération « slashers » qui se retrouve en Macron : adjointe au maire du Mans, blogueuse, « startupeuse »… Et désormais référente d’En marche ! dans la Sarthe, avec plus de 700 adhérents.

En tout, le mouvement revendique plus de 119 000 personnes en France et à l’étranger. Et plus de 2 600 comités locaux, à en croire le compteur en temps réel sur son site. Mais derrière ces chiffres utilisés comme outil de communication, il y a des réalités différentes : il suffit qu’un adhérent ait créé son comité pour que celui-ci soit compté… même si n’y sont inscrits qu’un ou deux participants.

Réelle mobilisation

L’organisation, elle aussi, est plus ou moins rodée, du rendez-vous dans un bar annoncé sur Facebook à celui, plus improvisé, dans le salon de l’animateur du coin. Pour coordonner les comités et faire le lien avec le siège à Paris, le mouvement s’appuie sur une centaine de référents départementaux. Mais malgré les disparités, l’ampleur de la mobilisation est réelle, et l’engouement, palpable.

Pour Marianna Mendza, 39 ans, responsable marketing dans une entreprise de télécommunications à Paris, l’arrivée de M. Macron a représenté « un bol d’air ». Le premier à lui donner envie de s’engager – comme pour deux tiers des adhérents. Alors elle n’a pas hésité à se porter volontaire pour devenir référente du 11e arrondissement.

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