Mort à 88 ans de Jean Fournet-Fayard, ancien président de la Fédération française de football

C’est sous son mandat, de 1985 à 1993, que la France avait obtenu l’organisation de la Coupe du monde 1998. Mais aussi que le drame de Furiani, en Corse, avait eu lieu.

Le Monde avec AFP Publié le 11 février 2020 à 00h08 - Mis à jour le 11 février 2020 à 07h25

Temps de Lecture 2 min.

Jean Fournet-Fayard, le 24 août 2001 à Monaco lors du tirage au sort de la Coupe de l’UEFA.
Jean Fournet-Fayard, le 24 août 2001 à Monaco lors du tirage au sort de la Coupe de l’UEFA. JACQUES MUNCH / AFP

Président de la Fédération française de football (FFF) de 1985 à 1993, Jean Fournet-Fayard est mort dimanche à 88 ans, a annoncé, lundi 10 février, la FFF dans un communiqué.

« Jean Fournet-Fayard a été un grand dirigeant, membre d’honneur de l’UEFA. Comme président de la FFF, il a œuvré avec passion pour le football, la formation française, avec notamment l’inauguration du centre de Clairefontaine, en 1988. C’était un homme de grande qualité, aux multiples talents, qui connut plusieurs vies de dirigeant, d’entraîneur et de joueur », a réagi l’actuel président de la FFF, Noël Le Graët, cité dans le communiqué.

Elu à la fin de décembre 1984 à la présidence de la fédération, Jean Fournet-Fayard, pharmacien de profession, avait été réélu en 1988 puis en 1992. Sous son mandat, la France avait obtenu l’organisation du Mondial 1998, une grande fête populaire et le premier sacre planétaire des Bleus.

Mais il avait choisi de démissionner à la fin de 1993, après le fiasco qu’avait représenté la non-qualification de l’équipe de France pour la Coupe du monde 1994, après notamment deux défaites inattendues contre Israël (3-2) et la Bulgarie (2-1), en se déclarant « lassé des coups reçus en première ligne pour le compte d’un football d’élite qui a explosé ces dernières années sous la poussée de l’argent et d’intérêts divers ».

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Après la démission de Jean Fournet-Fayard Les instances dirigeantes du football français préparent leur restructuration

Un « grand serviteur du football français » pour Michel Platini

Car sa présidence aura aussi été marquée par le drame de Furiani, le 5 mai 1992, dans lequel dix-huit personnes avaient péri et quelque 2 300 autres avaient été blessées après l’effondrement d’une tribune temporaire lors d’un match de Coupe de France à Bastia. Inculpé pour homicides et blessures involontaires, M. Fournet-Fayard avait bénéficié d’un non-lieu.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Furiani : M. Fournet-Fayard s'exonère de toute responsabilité

Le monde du football français a réagi à l’annonce de cette disparation. « Cette nouvelle m’attriste et je tenais à témoigner ma sympathie à sa famille, ses proches mais aussi à ceux qui ont servi le football français à ses côtés », a déclaré le sélectionneur de l’équipe de France, Didier Deschamps, qui a rappelé que Jean Fournet-Fayard était président de la FFF quand il avait effectué ses débuts sous le maillot tricolore.

Michel Platini, qui fut capitaine et sélectionneur de l’équipe de France et présida l’UEFA de 2007 à 2015, a dit « garde[r] le souvenir d’un homme, grand serviteur du football français, dirigeant dans l’âme à l’énergie inépuisable et à l’engagement sans faille ». « Nous avons travaillé ensemble avec passion à bâtir un destin au football français. Il fut mon président de la Fédération française de football en tant que joueur, sélectionneur et président du Comité français d’organisation de la Coupe du monde de 1998 », a rappelé l’ancien no 10 de l’équipe de France.

Le Monde avec AFP

Contribuer

Dans la même rubrique

Services

Lecture du Monde en cours sur un autre appareil.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.