Dans un bunker, en prison… : nos idées de séries « en confinement »

Chaque mardi, « La Matinale » vous propose une sélection de séries à (re)découvrir sur petit écran. Plus utile que jamais en ce moment.

Par Publié le 24 mars 2020 à 03h25 - Mis à jour le 24 mars 2020 à 05h17

Temps de Lecture 3 min.

Lady Gaga dans la saison 5 de « American Horror Story ».
Lady Gaga dans la saison 5 de « American Horror Story ». SYFY

LA LISTE DE LA MATINALE

Enfermés chez vous depuis une semaine, le sujet vous intrigue ? Puisque vous avez plus de temps que jamais, lancez-vous dans des séries qui évoquent des situations de confinement. Dans une prison pour femmes, dans un motel perdu… nous en avons sélectionnés cinq pour vous.

« American Horror Story » (saisons 5 et 8) : dans un bunker cinq étoiles

Il est souvent question, dans la série anthologique American Horror Story, de confinement forcé, comme celui imposé par l’inquiétant et horrifique Hotel Cortez de la saison 5, avec notamment la mémorable vampirette incarnée par Lady Gaga, sorte de Christopher Lee en voilette et lingerie fine… La saison 8 voit le monde terrassé par de multiples bombes atomiques : n’en réchapperont que ceux dont le profil génétique a été sélectionné ou qui peuvent payer leur séjour en abri antiatomique facturé 100 millions de dollars. Très esthétisante, cette saison propose un bunker gothico-Art nouveau cinq étoiles, mais où les nababs et chanceux ne sont pas à l’abri d’inquiétantes puissances dirigeantes…

American Horror Story, saison 5 : « Hotel », saison 8 : « Apocalypse », de Ryan Murphy et Brad Falchuk.

« En analyse » : dans le cabinet d’un psychothérapeute

Avant de découvrir le remake made in France, par Olivier Nakache et Eric Toledano, que devrait diffuser prochainement Arte, on conseillera de revoir les trois saisons d’En analyse (« In Treatment », 2008-2010), dont le remake anglophone – le premier d’une longue liste – a été conçu par Hagai Levi (créateur de la série originale israélienne BeTipul, 2005-2008) et Sarah Treem. L’essentiel se passe à l’intérieur du cabinet d’un psychothérapeute, Paul Weston (interprété magistralement par Gabriel Byrne), avec le retour des mêmes personnages au fil des épisodes, et la visite rituelle de Paul, en fin de semaine, chez sa propre thérapeuthe (Dianne Wiest, également exceptionnelle, qui n’apparaît que dans les deux premières des trois saisons).

En analyse, de Hagai Levi et Sarah Treem, sur OCS.

« Orange Is the New Black » : dans une prison pour femmes

L’univers carcéral masculin est un huis clos classique ; mais Jenji Kohan (auteure de la décoiffante Weeds) a illustré, avec Orange Is the New Black (OITNB, 2013-2019), le plus rare cas d’une prison pour femmes. Les situations personnelles dramatiques de certaines des détenues de cet établissement privé, qui se veut expérimental, sont vues par un œil qui a le sens de l’humour et ragaillardit l’esprit. A noter aussi que cet œil n’est pas prude et ne se détourne pas des cabrioles sexuelles fréquentes et délurées de ces dames. Cependant, OITNB demeure une charge au discours socio-politique assez grinçant envers le système carcéral des Etats-Unis.

Orange Is the New Black, de Jenji Kohan, sur OCS.

« Room 104 » : dans une chambre de motel

Par un procédé quasi oulipien, la série Room 104, créée par les frères Mark et Jay Duplass, s’est imposée le cadre unique d’un huis-clos : une chambre lambda de motel perdu au fond d’un no man’s land périurbain nord-américain. Les occupants changent à chaque épisode et le décor de la chambre en fonction des époques suggérées. La galerie de personnages va de l’excentrique au psychotique, avec quelques exceptions qui permettent à la série d’ouvrir une trappe d’échappement vers un air plus rafraîchissant. En dépit de son extraordinaire inventivité – décuplée par la contrainte de principe que les auteurs se sont imposée –, Room 104 n’est pas conseillé aux plus angoissés d’entre nous.

Room 104, de Jay et Mark Duplass. Sur OCS.

« Unbreakable Kimmy Schmidt » : dans l’après-confinement

Kimmy (Ellie Kemper), 30 ans, finit par être désincarcérée du bunker de l’Indiana où elle avait été enfermée, depuis son adolescence, avec trois autres ­camarades infortunées, par un prédicateur fou (Jon Hamm) qui jurait les protéger de l’apocalypse. Une fois libres, les « femmes-taupes », telles que surnommées par les médias, poursuivent en justice leur ravisseur et prennent des chemins différents. Kimmy s’installe à New York et découvre ce que son long confinement lui a caché. La naïveté décalée du personnage donne des situations amusantes dont le charme comique s’étiole un peu au fil des quatre saisons d’Unbreakable Kimmy Schmidt (2015-2019). Mais la première d’entre elles mérite d’être connue.

Unbreakable Kimmy Schmidt, de Tina Fey et Robert Carlock. Sur Netflix.

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