Claudia Andujar, Van Eyck, « Le Fantôme d’Aziyadé »... Nos sorties culturelles de février

Spectacles, expositions, musique… Les critiques du service Culture du « Monde » vous livrent leur sélection du mois.

Publié le 31 janvier 2020 à 00h16 - Mis à jour le 31 janvier 2020 à 06h36

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LA LISTE DE LA MATINALE

Le mois de février réserve un beau programme aux amateurs d’expositions, de théâtre, de danse ou d’opéra. Une aubaine alors que les vacances se profilent déjà.

  • EXPOSITIONS

Claudia Andujar, à la Fondation Cartier à Paris

Susi Korihana thëri, Catrimani, Etat de Roraima, Brésil, 1972-1974.
Susi Korihana thëri, Catrimani, Etat de Roraima, Brésil, 1972-1974. CLAUDIA ANDUJAR / FONDATION CARTIER, PARIS 2020

La photographe Claudia Andujar, d’origine suisse et installée au Brésil, a consacré sa vie et son œuvre aux Indiens yanomami, qu’elle a rencontrés dans les années 1970.

Elle a non seulement cherché, en manipulant ses images, à transmettre visuellement la richesse de leur culture et de leurs rites chamaniques, mais elle s’est aussi transformée en une activiste enragée lorsque la dictature brésilienne a décidé que les Indiens étaient un obstacle à la modernité. Son combat, aujourd’hui remis en cause par le gouvernement Bolsonaro, a été essentiel pour la reconnaissance d’un territoire yanomani.

La Fondation Cartier aborde, dans une grande rétrospective, à la fois les aspects esthétiques et politiques d’une œuvre où les Indiens ne sont jamais considérés comme des créatures exotiques, mais comme des individus dont elle tente de capter l’intériorité. Claire Guillot

Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, boulevard Raspail, Paris 14e. Du 30 janvier au 10 mai. Du mardi au dimanche de 11 heures à 20 heures, nocturne le mardi jusqu’à 22 heures.

William Kentridge, au LaM de Villeneuve-d’Ascq

L’année 2020 s’ouvre au LaM par la première grande rétrospective en France consacrée à William Kentridge –ici, le portrait de l’artiste.
L’année 2020 s’ouvre au LaM par la première grande rétrospective en France consacrée à William Kentridge –ici, le portrait de l’artiste. WILLIAM KENTRIDGE

L’heure est aux grandes rétrospectives pour le Sud-Africain William Kentridge, 64 ans. Dans son pays, actuellement, deux institutions du Cap (le Zeitz Mocaa et la Fondation Norval) se partagent le vaste spectre de sa production engagée et polymorphe.

En France, dix ans après les expositions du Jeu de paume et du Louvre, c’est le LaM, près de Lille, qui, en étroite collaboration avec l’artiste et le Kunstmuseum de Bâle (Suisse), propose une traversée de quarante ans de travail à la croisée des disciplines (dessin, gravure, collage, vidéo, performance, théâtre, opéra, sculpture, etc.). Sous un angle inédit : celui de ses multiples influences tirées de l’histoire de l’art, de l’expressionnisme allemand au dadaïsme, en passant par le surréalisme ou le constructivisme. Emmanuelle Jardonnet

LaM, à Villeneuve-d’Ascq. Du 5 février au 5 juillet. Du mardi au dimanche de 10 heures à 18 heures.

Laure Prouvost, aux Abattoirs à Toulouse

Extrait de la vidéo de Laure Prouvost, 2020.
Extrait de la vidéo de Laure Prouvost, 2020. LAURE PROUVOST / LES ABATTOIRS, 2020

C’est une bonne nouvelle pour ceux qui ne sont pas passés par la case Biennale de Venise en 2019. Conçue comme un road-trip collectif, fantasque et hypnotique à travers la France jusqu’à Venise, la vidéo de Laure Prouvost Deep See Blue Surrounding You/Vois ce bleu profond te fondre, autour de laquelle s’articulait le Pavillon français, reprend en 2020 la route en sens inverse. Avec un premier arrêt à Toulouse, Les Abattoirs ayant participé à la production du projet. La joyeuse épopée, où tourbillonnent âges, identités, langages, musiques, rires et rêves, ira ensuite faire escale au LaM de Villeneuve-d’Ascq (Nord), dans la région lilloise dont est originaire l’artiste. E. J.

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