« Pierre et le Loup » croisent la Panthère rose salle Gaveau

Dimanche 1er octobre, l'ensemble de jazz The Amazing Keystone Big Band a réinterprèté le conte musical de Prokofiev devant un public d'enfants enthousiastes.

Par Publié le 02 décembre 2013 à 13h01 - Mis à jour le 02 décembre 2013 à 16h19

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A l'approche de Noël, les sorties dominicales en famille offrent parfois l'occasion de joindre l'utile (choix d'un cadeau) à l'agréable (concert jeune public). C'est le cas dimanche 1er décembre, Salle Gaveau, à Paris. Rares sont les auditeurs à repartir sans l'enregistrement (livre-disque ou simple CD, Le Chant du Monde/Harmonia Mundi) de l'affiche musicale du jour. Il faut dire que Pierre et le Loup est un classique du répertoire à tendance éducative.

Sauf que, ce jour-là, la partition de Serge Prokofiev n'est pas confiée à un orchestre symphonique mais à un ensemble de jazz, The Amazing Keystone Big Band, et qu'elle est traitée comme un « standard » à l'origine d'une authentique composition collective. La flûte n'est plus seule à représenter l'oiseau : une trompette avec sourdine lui est associée. Pas de hautbois mais un saxophone soprano pour évoquer le « malheureux canard », et pas de basson mais un saxophone baryton pour figurer « le grand-père qui bougonne dans sa barbe ». Et ainsi de suite jusqu'au héros de l'histoire, Pierre, incarné par la rythmique des clubs (piano, guitare, contrebasse).

CHAUFFÉS À BLANC PAR DENIS PODALYDÈS

« Alors, vous vous souvenez bien de tous les personnages ? » Posée par une récitante, Leslie Menu, aux allures de maîtresse d'école, la question déclenche un « oui » massif et enthousiaste chez les enfants chauffés à blanc par Denis Podalydès, l'autre artisan de la narration. Plus vrai que nature dans le rendu de l'acteur et metteur en scène, chaque protagoniste du conte surfe idéalement sur la musique de Prokofiev dynamisée par les jazzmen.

Le chat évolue dans l'univers joyeusement polar de La Panthère rose avant de se poster sur la branche de l'arbre avec une nonchalance latino. Le loup, incarné avec force vagissements, s'exprime comme ses frères de cartoon, mais la palme de l'imagerie animale revient sans conteste au canard, dont Podalydès imite le dandinement par un amusant jeu de mains.

VISAGE POUPIN

Tonique et inventive, cette savoureuse recréation vaut in fine aux spectateurs de voir défiler près d'eux ces musiciens qui impressionnent autant par leur brio que par leur jeune âge – à l'instar de David Enhco, trompettiste au visage poupin. Certains d'entre eux, tels le pianiste Frédéric Nardin et le saxophoniste Jon Bouteiller, sont encore élèves au Conservatoire de Paris.

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