Jean-Claude Casadesus, l'art dans le sang

Bien que toujours ancré à Lille, le chef d'orchestre sillonne la planète pour diriger de prestigieuses formations.

Par Publié le 17 août 2013 à 09h09 - Mis à jour le 17 août 2013 à 20h56

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Le chef d'orchestre Jean-Claude Casadesus dans sa maison de l'île de Ré, le 2 août 2013

Si le jeu des sept familles devait connaître une déclinaison dans le monde de la culture, on aurait beaucoup de mal à trouver assez d'exemples de lignées susceptibles, comme celle des Casadesus, de fournir le meilleur du théâtre, du cinéma et de la musique. Et, dans ce dernier domaine, il n'y aurait guère que les Bach pour abattre autant de cartes sur le tapis de l'art. Dans la famille Casadesus, le plus demandé aujourd'hui se prénomme Jean-Claude, et il est chef d'orchestre.

Né le 7 décembre 1935, c'est l'aîné de la troisième génération. Il a publié une autobiographie sous forme d'entretiens avec Frédéric Gaussin (La Partition d'une vie, éd. Ecriture, 2012), et court les festivals à la tête de prestigieuses formations. "Son" orchestre demeure toutefois, depuis trente-sept ans, celui de Lille. Sans lien de sang avec le Nord, car ce battant d'origine russo-catalane est un pur Parisien.

AU PIED DU SACRÉ-CŒUR, SE DRESSE LA MAISON DES CASADESUS

Du côté de Montmartre, une place porte dorénavant ce nom que le pianiste Robert (son cousin) et l'actrice Gisèle (sa mère) ont contribué à diffuser sur la scène internationale. Non loin de là, au pied du Sacré-Cœur, se dresse la maison des Casadesus. Dans la rue, pas de plaque commémorative mais une foule de touristes qui entament l'ascension de la Butte.

On n'imaginait pas aussi modeste la demeure ancestrale du musicien, et lui-même nous surprend de prime abord. Pieds nus, en chemise légère et pantalon flottant, il fait moins que son âge – 77 ans – et plus vrai que dans son livre. Sauf quand il se met à parler comme un guide de musée. "Ma mère est née ici. Mon grand-père répétait dans cette pièce avec l'ensemble d'instruments anciens dont Camille Saint-Saëns fut président d'honneur. J'ai eu mes premières sensations musicales là même où vous vous trouvez, à 4 ans, quand Pierre Monteux m'a mis un violon dans les mains avant de décréter que je serais chef d'orchestre, comme lui, parce que j'avais le sens du rythme." Près de trois décennies s'écouleront avant que le petit Jean-Claude ne monte sur l'estrade avec une baguette.

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