Plus nombreux à étudier en métropole, les étudiants ultramarins à l’épreuve de la distance

Les étudiants ultramarins sont plus nombreux à venir, après le bac, étudier en métropole. Une adaptation parfois compliquée.

Par Publié le 13 février 2020 à 07h00 - Mis à jour le 13 février 2020 à 09h14

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Les contributions (2)

Raphou 17/02/2020 - 19h07

« En Martinique, on ne connaît ni automne ni hiver. Alors en arrivant à Paris, il faut tout apprendre : quels vêtements acheter, comment se couvrir pour ne pas tomber malade »
=> en même temps, pour quelqu'un qui a l'ambition intellectuelle de venir faire 5-6 ans d'études en métropole, arriver à apprendre qu'il faut mettre un blouson en hiver, et l'enlever pendant la canicule l'été, ça devrait rester gérable, non ?
Je dois être un surdoué, mais quand j'ai été à La Réunion, j'ai vite compris qu'il fallait mettre un bob et un short ...

nolwennP 21/02/2020 - 11h39

Si je peux me permettre un petit retour d'expérience, pour avoir vécu la situation... Arrivée à 17 ans et demi en Métropole comme on dit dans les DOM, au delà du "en hiver il faut mettre un manteau".... Je n'avais pas les codes sociaux, plutôt un blouson sportif de la mauvaise couleur, de la mauvaise marque, et je me suis retrouvée très décalée par rapport à mes camarades de prépa, au style bien parisien, classe et sophistiqué. L'humiliation a été très dure à vivre, je m'en souviens encore. Eloignement familial + absence de codes sociaux + niveau scolaire très haut + climat + difficulté à se loger entraînent des obstacles parfois très durs à surmonter. Beaucoup de jeunes reviennent dès la première année.

Edgard Wibeau 13/02/2020 - 16h03

Allez, courage les jeunes, vous avez fait le bon choix. Il est salutaire à vingt ans de mettre le nez hors de son île, et de sortir du vase clos, mais si parfois ça pique un peu les yeux. Quand vous y retournerez, vous saurez pourquoi, et vous aurez un regard un peu neuf. Bien sûr, c'est vexant que les parisiens n'aient jamais entendu parler du Piton des Neiges. Mais il est douteux que les bretons sachent placer le Grand ballon sur une carte. Alors ...

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