Allemagne : attentat à Hanau

Rodríguez (Mexique)

Située à quelques kilomètres de Francfort, la ville de Hanau a été la cible d’une attaque terroriste à main armée, ôtant la vie à neuf personnes dans deux bars à narguilé, dans la nuit du 19 février.
La piste de l’extrême droite semble être privilégiée alors qu’en Allemagne l’AfD prend de plus en plus d’importance dans le paysage politique. Cet attentat s’inscrit dans la continuité des violences xénophobes perpétrées partout en Europe et particulièrement en Allemagne.

Allemagne : qui pour prendre le relai de Merkel ?

Vadot (Belgique), Le Vif

La présidente du parti démocrate-chrétien, Annegret Kramp-Karrenbauer alias AKK, a décidé à la surprise générale, de ne pas succéder à la chancelière Angela Merkel, lorsque cette dernière achèvera son quatrième et dernier mandat, en 2021. Cette décision annoncée lundi 10 février découle  vraisemblablement de l’alliance entre le parti d’extrême droite (AfD) et le parti conservateur (CDU) dans le land de Thuringe. Les cartes sont désormais redistribuées dans la course à la chancellerie et laisse le champ libre à Friedrich Merz, que « AKK » avait battu de peu au congrès en décembre 2018.

Un futur redouté ?

Zach (Philippines), Cartoon Movement

Dimanche 1er septembre, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) est arrivé en deuxième position, lors des élections régionales dans deux Länder : en Saxe et dans le Brandebourg. Ce résultat en ex-RDA n’est pas réellement une surprise car les citoyens de ces régions se sentent délaissés : chômage élevé, faible activité économique, crise des réfugiés. Cependant, il s’agit d’une situation préoccupante pour le reste de l’Allemagne. À l’approche du trentenaire de la chute du mur de Berlin, beaucoup y voient un symbole d’un retour à une nouvelle césure, nostalgiques de la RDA.

Quand les eurosceptiques rêvent d’Europe…

Chappatte (Suisse) 

A l’approche des élections, nombre de formations eurosceptiques ont remisé leur projet de sortie de l’Union contre le rêve d’une majorité souverainiste au parlement européen. A quelques jours du scrutin, la mêlée anti-européenne veut (faire) croire à une Europe des nations souveraines, les yeux fermés sur leurs disparités, et affiche une cohésion scellée par le populisme et le repli identitaire.

Angela Merkel et la grande coalition bloquées ?

« Coincée« 

Joep Bertrams (Pays-Bas), Caglecartoons.com

La Bavière et ses 9,5 millions d’élect·rices·eurs étaient appelé·e·s aux urnes ce dimanche 14 octobre afin de renouveler le parlement régional. Les sondages annonçaient déjà un score très bas pour le CSU (Union chrétienne sociale) et les résultats l’ont corroboré : le parti perd sa majorité parlementaire absolue en obtenant 37,2% des suffrages dans son bastion. Les grands gagnants de ces élections sont les Verts, qui deviennent la deuxième force politique en Bavière avec 17,7%, suivis par le parti d’extrême droite, l’Afd (Alternative pour l’Allemagne), qui entre au parlement bavarois.

Les défaites du CSU et du SPD (Parti social-démocrate) pourraient remettre en cause la grande coalition qu’Angela Merkel et son parti (CDU – Union chrétienne démocrate) avaient difficilement mise en place. Pour connaître l’avenir de la coalition, il faudra encore attendre les résultats des élections du 28 octobre dans le land de Hesse.

Élections en Allemagne : les fantômes du passé remontent à la surface

Tjeerd Royaards (Pays-Bas), publié dans Cartoon Movement

La victoire d’Angela Merkel aux élections législatives du 24 septembre était annoncée : repartie pour un 4e mandat, la chancelière n’a toutefois pas caché sa déception face au faible score de son parti, la CDU, qui n’a remporté que 33 %.
Mais pire encore : l’entrée de l’extrême-droite au Bundestag! L’AfD a fait une percée historique en remportant 12,6 % des voix, provoquant la stupeur chez de nombreux électeurs. La presse allemande parle d’un « tremblement de terre » (Bild) et d’une « césure dans l’histoire de l’Allemagne » (Süddeutsche Zeitung).