Hôpital de Die : les visages d’une longue lutte

La maternité et la chirurgie du petit hôpital de la Drôme ont fermé il y a quelques mois. Les habitants, qui se sont battus pendant trente ans pour leur maintien, refusent de désarmer.

Publié le 24 juin 2018 à 16h25 - Mis à jour le 24 juin 2018 à 16h25

  • L’histoire commence en 1986. Des bruits courent déjà dans les rues de Die (Drôme) d’une possible fermeture de la maternité. C’est là que naît le collectif de défense de l’hôpital, présidé jusqu’en 2016 par Jean-Pierre Rambaud – ancien maire PCF. Il lance sa première manifestation en décembre, réunissant plus de 600 personnes. Une lutte qui durera trente ans. Le combat se poursuit aujourd’hui, malgré la fermeture effective de la maternité et du service chirurgie depuis le 31 décembre.

    "Maternité Die Oui", inscription murale le long de la départementale 93 qui mène à Die

    L’histoire commence en 1986. Des bruits courent déjà dans les rues de Die (Drôme) d’une possible fermeture de la maternité. C’est là que naît le collectif de défense de l’hôpital, présidé jusqu’en 2016 par Jean-Pierre Rambaud – ancien maire PCF. Il lance sa première manifestation en décembre, réunissant plus de 600 personnes. Une lutte qui durera trente ans. Le combat se poursuit aujourd’hui, malgré la fermeture effective de la maternité et du service chirurgie depuis le 31 décembre. SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Artisan plombier et élu local, Philippe Leeuwenberg a commencé à s’investir dans le collectif dans les années 2000. Depuis, ce combat ne l’a plus lâché. « Les années où les menaces étaient les plus pesantes, c’était du non-stop, une action par semaine, les médias… On avait du mal à trouver le temps de travailler. » Aujourd’hui, malgré le choc de la fermeture, il veut croire que la lutte « n’est pas finie ». Le militant a coutume de répéter « qu’il n’y a que les luttes qu’on ne mène pas qui sont perdues d’avance ».

    Philippe Leeuwenberg, président du collectif de défense de l’hôpital

    Artisan plombier et élu local, Philippe Leeuwenberg a commencé à s’investir dans le collectif dans les années 2000. Depuis, ce combat ne l’a plus lâché. « Les années où les menaces étaient les plus pesantes, c’était du non-stop, une action par semaine, les médias… On avait du mal à trouver le temps de travailler. » Aujourd’hui, malgré le choc de la fermeture, il veut croire que la lutte « n’est pas finie ». Le militant a coutume de répéter « qu’il n’y a que les luttes qu’on ne mène pas qui sont perdues d’avance ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Philippe Leeuwenberg s’étonne parfois de constater à quel point la lutte pour défendre l’hôpital est « intégrée » par la population, « comme culturelle ». « Quand on tracte sur le marché, les habitants savent de quoi on parle. Tout le monde maîtrise les enjeux et le vocabulaire médical. » Qu’ils soient d’accord ou pas avec les positions du collectif, il n’y a pas un habitant croisé au détour des rues qui n’ait d’avis sur le sujet.

    "Touche pas à mon hôpital", autocollant édité par le collectif de défense de lhôpital

    Philippe Leeuwenberg s’étonne parfois de constater à quel point la lutte pour défendre l’hôpital est « intégrée » par la population, « comme culturelle ». « Quand on tracte sur le marché, les habitants savent de quoi on parle. Tout le monde maîtrise les enjeux et le vocabulaire médical. » Qu’ils soient d’accord ou pas avec les positions du collectif, il n’y a pas un habitant croisé au détour des rues qui n’ait d’avis sur le sujet. SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Des souvenirs de lutte, Nathalie Gueno en a trop : « Quand tu vois les habitants et les élus de tous bords manifester main dans la main, c’est des moments qui donnent de la force. » Désormais, la militante estime que le combat doit continuer à être mené au niveau national, à travers la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité.  « L’engagement d’une telle lutte est dur à tenir sur la durée. On s’essouffle parfois, mais je ne me vois pas dire plus tard à mes enfants : je n’ai rien fait. »

    Nathalie Gueno, vice-présidente du collectif de défense de l’hôpital

    Des souvenirs de lutte, Nathalie Gueno en a trop : « Quand tu vois les habitants et les élus de tous bords manifester main dans la main, c’est des moments qui donnent de la force. » Désormais, la militante estime que le combat doit continuer à être mené au niveau national, à travers la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité.  « L’engagement d’une telle lutte est dur à tenir sur la durée. On s’essouffle parfois, mais je ne me vois pas dire plus tard à mes enfants : je n’ai rien fait. » SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Le 31 décembre 2017, dernier jour de la « mater’ », Germaine, figure historique de la lutte, était tellement bouleversée qu’elle s’est cassée la figure. Elle a été envoyée à Valence pour une hospitalisation, où les services étaient « débordés ». Il lui aura fallu des mois pour faire son deuil de la maternité, qu’elle a passé tant d’années à défendre. « C’était un trésor pour nous les femmes du Diois. Et tout d’un coup, ils nous disent ‘allez accoucher dans un fossé ou sur le bord de la route !’ »

    Germaine, ancienne infirmière et membre du collectif de défense de l’hôpital

    Le 31 décembre 2017, dernier jour de la « mater’ », Germaine, figure historique de la lutte, était tellement bouleversée qu’elle s’est cassée la figure. Elle a été envoyée à Valence pour une hospitalisation, où les services étaient « débordés ». Il lui aura fallu des mois pour faire son deuil de la maternité, qu’elle a passé tant d’années à défendre. « C’était un trésor pour nous les femmes du Diois. Et tout d’un coup, ils nous disent ‘allez accoucher dans un fossé ou sur le bord de la route !’ » SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • « Derrière cette lutte, on a des visages, des gens qui sont nés ici », raconte Jean-Louis Darrière, membre de la première heure du collectif, qui s’est lancé le défi de retrouver les « bébés » qui y sont nés pour leur tirer le portrait. Des centaines de clichés ont été récupérés sur un total de quelque 4 000 naissances. « C’est aussi pour dire aux autorités que, contrairement aux peurs qu’elles essaient de véhiculer, ça faisait des décennies qu’on accouchait à Die, et que tout le monde est bien vivant. »

    Affiche murale "Je suis né à la maternité de Die et je m'en porte bien, merci"

    « Derrière cette lutte, on a des visages, des gens qui sont nés ici », raconte Jean-Louis Darrière, membre de la première heure du collectif, qui s’est lancé le défi de retrouver les « bébés » qui y sont nés pour leur tirer le portrait. Des centaines de clichés ont été récupérés sur un total de quelque 4 000 naissances. « C’est aussi pour dire aux autorités que, contrairement aux peurs qu’elles essaient de véhiculer, ça faisait des décennies qu’on accouchait à Die, et que tout le monde est bien vivant. » SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Avec la fermeture de la maternité et de la chirurgie, le collectif s’inquiète aussi pour le devenir des autres services, notamment des urgences. Bien que l’ARS se soit engagée à les renforcer, avec l’installation d’un scanner. A Die, tous les habitants ne partagent pas les positions du collectif et la lutte aura aussi divisé. Entre ceux partisans d’un dialogue avec l’ARS – qui s’est aussi engagée à reconstruire l’hôpital –, et ceux qui campent sur une position défensive, voyant derrière ces promesses des « pis-aller ».

    Entrée des urgences de l'hôpital de Die

    Avec la fermeture de la maternité et de la chirurgie, le collectif s’inquiète aussi pour le devenir des autres services, notamment des urgences. Bien que l’ARS se soit engagée à les renforcer, avec l’installation d’un scanner. A Die, tous les habitants ne partagent pas les positions du collectif et la lutte aura aussi divisé. Entre ceux partisans d’un dialogue avec l’ARS – qui s’est aussi engagée à reconstruire l’hôpital –, et ceux qui campent sur une position défensive, voyant derrière ces promesses des « pis-aller ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Fils, petits-fils et arrière petit-fils de commerçants, Cyril Brugier ne compte plus le nombre de pétitions signées sur son comptoir. Et les rideaux baissés, les jours de manifs. L’hôpital « c’est le poumon de Die », estime-t-il. Et le premier employeur public. De nombreuses familles comptent quelqu’un qui y travaille. La fermeture de la mater, lui non plus ne comprend pas, « si ce n’est qu’en haut, ils ont dû se dire que ça coûtait trop cher pour si peu de naissances ». Quand il rend visite à un proche à l’hôpital, il grimpe toujours quelques marches de l’escalier qui montait à la mater’, « c’est sentimental ».

    Cyril Brugier, natif de Die et tenancier de l’épicerie Vival

    Fils, petits-fils et arrière petit-fils de commerçants, Cyril Brugier ne compte plus le nombre de pétitions signées sur son comptoir. Et les rideaux baissés, les jours de manifs. L’hôpital « c’est le poumon de Die », estime-t-il. Et le premier employeur public. De nombreuses familles comptent quelqu’un qui y travaille. La fermeture de la mater, lui non plus ne comprend pas, « si ce n’est qu’en haut, ils ont dû se dire que ça coûtait trop cher pour si peu de naissances ». Quand il rend visite à un proche à l’hôpital, il grimpe toujours quelques marches de l’escalier qui montait à la mater’, « c’est sentimental ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Lorsque Kevin et Elodie se sont installés à Die il y a deux ans, la maternité venait d’obtenir un renouvellement d’autorisation. De quoi conforter leur choix d’installation, eux qui souhaitaient avoir un enfant. Le répit aura été de courte durée et le combat les a vite rattrapés. Kevin est écœuré par « ce double discours des politiques qui se disent à l’écoute des territoires ruraux mais les gèrent en comptables ».

    Kevin et Elodie, serveurs à Die, et leur fille Anouk

    Lorsque Kevin et Elodie se sont installés à Die il y a deux ans, la maternité venait d’obtenir un renouvellement d’autorisation. De quoi conforter leur choix d’installation, eux qui souhaitaient avoir un enfant. Le répit aura été de courte durée et le combat les a vite rattrapés. Kevin est écœuré par « ce double discours des politiques qui se disent à l’écoute des territoires ruraux mais les gèrent en comptables ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Mais « la force des luttes » et « la capacité des gens d’ici à se mobiliser pour défendre leurs droits, sans lâcher » a aussi renforcé l’envie de Kevin et Elodie de vivre ici : « ça secoue les consciences. Et ça crée du lien, un sentiment d’appartenance à un territoire. » En avril, le couple a participé à l’occupation de la mairie avec leur petite Anouk, « ça fait partie de l’éducation, montrer qu’il ne faut pas se laisser faire ».

    Une "force des luttes" qui "secoue les consciences"

    Mais « la force des luttes » et « la capacité des gens d’ici à se mobiliser pour défendre leurs droits, sans lâcher » a aussi renforcé l’envie de Kevin et Elodie de vivre ici : « ça secoue les consciences. Et ça crée du lien, un sentiment d’appartenance à un territoire. » En avril, le couple a participé à l’occupation de la mairie avec leur petite Anouk, « ça fait partie de l’éducation, montrer qu’il ne faut pas se laisser faire ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Avec d’autres couples de futurs parents, Guillaume et Sabine se sont beaucoup mobilisés l’an passé. Manifestation, aire d’accouchement sur le bord de la route, réunion au conseil communautaire, courriers répétés à l’ARS, aux élus locaux, la députée, la ministre de la santé… Guillaume est aussi allé soutenir le collectif de défense de l’hôpital au tribunal. L’arrivée de leur petite Garance les accapare, mais le jeune couple souhaite continuer à se mobiliser. Las de « gesticuler sans être entendu », Guillaume envisage de se présenter sur une liste aux municipales.

    Sabine, opticienne, Guillaume, garde à la réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors, et leur fille Garance

    Avec d’autres couples de futurs parents, Guillaume et Sabine se sont beaucoup mobilisés l’an passé. Manifestation, aire d’accouchement sur le bord de la route, réunion au conseil communautaire, courriers répétés à l’ARS, aux élus locaux, la députée, la ministre de la santé… Guillaume est aussi allé soutenir le collectif de défense de l’hôpital au tribunal. L’arrivée de leur petite Garance les accapare, mais le jeune couple souhaite continuer à se mobiliser. Las de « gesticuler sans être entendu », Guillaume envisage de se présenter sur une liste aux municipales. SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Clémence souhaitait accoucher de son premier enfant à domicile, un choix relativement prisé dans le Diois. Une possibilité qui s’est aussi évanouie avec l’arrêt de la maternité. A moins de trouver un logement assez proche, comme s’y sont résolus, en urgence, Clémence et son compagnon. « Ça a été beaucoup de stress, dans un moment où on n’est pas censé se poser toutes ces questions », déplore le couple, qui a aussi dû faire son deuil quant au fait de pouvoir accueillir Aïna chez eux.

    Clémence, formatrice indépendante et sa fille Aïna

    Clémence souhaitait accoucher de son premier enfant à domicile, un choix relativement prisé dans le Diois. Une possibilité qui s’est aussi évanouie avec l’arrêt de la maternité. A moins de trouver un logement assez proche, comme s’y sont résolus, en urgence, Clémence et son compagnon. « Ça a été beaucoup de stress, dans un moment où on n’est pas censé se poser toutes ces questions », déplore le couple, qui a aussi dû faire son deuil quant au fait de pouvoir accueillir Aïna chez eux. SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • « Ils ne se rendent pas compte de l’impact que cette fermeture a pu avoir sur nous », dénonce Clémence, qui a commencé à coucher sa colère dans une lettre qu’elle veut adresser aux autorités. Elle s’inquiète aussi pour les Dioises qui refuseront de faire le trajet ou d’être prises en charge dans une « usine à bébés » et décideront peut-être, malgré les risques, d’accoucher seules chez elles, à défaut de trouver un lieu d’accueil.

    « Ils ne se rendent pas compte de l’impact que cette fermeture a pu avoir sur nous », dénonce Clémence, qui a commencé à coucher sa colère dans une lettre qu’elle veut adresser aux autorités. Elle s’inquiète aussi pour les Dioises qui refuseront de faire le trajet ou d’être prises en charge dans une « usine à bébés » et décideront peut-être, malgré les risques, d’accoucher seules chez elles, à défaut de trouver un lieu d’accueil. SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Une inquiétude que partage Tine. Avec des sages-femmes et d’autres, l’ancienne auxiliaire-puéricultrice à la maternité participe à monter un collectif pour accompagner les futurs parents du Diois. Si celui-ci n’entend pas se substituer aux structures existantes, il veut pouvoir orienter vers les lieux de prise en charge. Il souhaite aussi « tisser un réseau d’entraide » en répertoriant des lieux d’accueil pour les femmes voulant accoucher à domicile. « On veut permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir continuer à naître dans le Diois », explique Tine. Six mois après, le deuil est encore difficile pour celle qui a travaillé sept ans à la maternité, « un boulot royal », en dépit des contrats précaires qu’elle a enchaînés, ne cessant de réclamer « des moyens humains et financiers ».

    Tine, ancienne auxiliaire-puéricultrice à la maternité de Die

    Une inquiétude que partage Tine. Avec des sages-femmes et d’autres, l’ancienne auxiliaire-puéricultrice à la maternité participe à monter un collectif pour accompagner les futurs parents du Diois. Si celui-ci n’entend pas se substituer aux structures existantes, il veut pouvoir orienter vers les lieux de prise en charge. Il souhaite aussi « tisser un réseau d’entraide » en répertoriant des lieux d’accueil pour les femmes voulant accoucher à domicile. « On veut permettre à ceux qui le souhaitent de pouvoir continuer à naître dans le Diois », explique Tine. Six mois après, le deuil est encore difficile pour celle qui a travaillé sept ans à la maternité, « un boulot royal », en dépit des contrats précaires qu’elle a enchaînés, ne cessant de réclamer « des moyens humains et financiers ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Alertés d’une menace pesant sur le guichet de la gare, des habitants ont aussitôt créé un collectif de défense. La menace s’est finalement dissipée, mais le collectif Veille, vigilant, ainsi que sur la petite ligne de train. « L’hôpital, la gare, la petite ligne, c’est un même combat : celui pour un service public de qualité qui participe à maintenir nos territoires ruraux vivants », estime Gaëtan Doremus, parmi ceux à l’origine du collectif.

    Alertés d’une menace pesant sur le guichet de la gare, des habitants ont aussitôt créé un collectif de défense. La menace s’est finalement dissipée, mais le collectif Veille, vigilant, ainsi que sur la petite ligne de train. « L’hôpital, la gare, la petite ligne, c’est un même combat : celui pour un service public de qualité qui participe à maintenir nos territoires ruraux vivants », estime Gaëtan Doremus, parmi ceux à l’origine du collectif. SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

  • Convergence des luttes oblige, le collectif de la gare a officialisé sa naissance lors d’une manifestation pour défendre les urgences de l’hôpital. Le long de la départementale 93, le tag « Ligne de Die, ligne de vie » est accolé à celui pour l’hôpital. Autant de façons de se mobiliser qui font dire à Germaine que « la lutte qui a façonné Die est loin d’être finie ».

    Convergence des luttes oblige, le collectif de la gare a officialisé sa naissance lors d’une manifestation pour défendre les urgences de l’hôpital. Le long de la départementale 93, le tag « Ligne de Die, ligne de vie » est accolé à celui pour l’hôpital. Autant de façons de se mobiliser qui font dire à Germaine que « la lutte qui a façonné Die est loin d’être finie ». SYLVAIN FRAPPAT POUR "LE MONDE"

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Longtemps menacées, la maternité et la chirurgie du petit hôpital de Die, dans la Drôme, ont fermé il y a quelques mois. Mais les habitants et le collectif de défense qui se sont battus pendant trente ans pour leur maintien refusent de désarmer.

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