Notre sélection hebdomadaire de disques (12 janvier)

Par , , , P. Gi., S. Si., S. Si. et S. D. Publié le 12 janvier 2001 à 13h23 - Mis à jour le 12 janvier 2001 à 13h23

Temps de Lecture 7 min.

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BENJAMIN BRITTEN

Les 3 Suites pour violoncelle

Rohan de Saram (violoncelle)

Œuvres de l´extrême maturité (la dernière a été composée un an avant la mort du compositeur), les Suites pour violoncelle de Benjamin Britten (1913-1976) constituent sans doute l´ensemble le plus accompli écrit pour cet instrument depuis celui conçu par Jean-Sébastien Bach. Rohan de Saram, spécialiste au sein du quatuor Arditti des créations avant-gardistes, aborde avec beaucoup de liberté ces pa- ges de Britten, puisant dans le passé de quoi faire entendre une voix résolument indépendante. Bien que l´on puisse parfois trouver son attitude quelque peu désinvolte, notamment sur le plan du tempo, elle détermine globalement une interprétation d´un engagement sensible très touchant. Une manière pour Rohan de Saram de se distinguer de références qui ont pour nom Rostropovitch, dans la flamboyance (les deux premières Suites gravées pour Decca), et Pieter Wispelwey, dans l´intériorité (l´intégrale disponible chez Globe).

1 CD Montaigne/Naïve MO 782081.

PHILIPPE BERNOLD

Œuvres de Pierre Boulez, Olivier Messiaen, André Jolivet, Henri Dutilleux et Edgar Varèse

Philippe Bernold (flûte) avec Alexandre Tharaud (piano)

Jeune représentant d´une école de flûte que le monde entier a enviée à la France grâce à des maîtres tels que Jean-Pierre Rampal ou Alain Marion, Philippe Bernold propose une alléchante anthologie du répertoire produit dans l´Hexagone au XXe siècle. Cependant, des cinq pièces à l´affiche (écrites entre 1936 et 1951 par des compositeurs aux noms prestigieux), seuls les deux solos occupent une place réellement importante dans le catalogue de leurs auteurs. Ils déterminent, hélas, les plages les moins convaincantes de ce disque. Trop appliquée et lisible, l´interprétation néglige la part de mystère indispensable aux Cinq Incantations, de Jolivet et à Density 21,5, de Varèse. En revanche, les duos (où s´illustrent les qualités plastiques d´Alexandre Tharaud) restituent avec éclat l´expression spécifique des œuvres. Jeu tendu à l´extrême pour l´agressivité juvénile de Boulez (Sonatine), connivence extatique et jubilatoire pour l´imagerie ornithologique de Messiaen (Le Merle noir), aisance partagée et sens de l´histoire pour un Dutilleux héritier de Debussy (Sonatine).

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