L'Ensemble modern, un collectif taillé pour l'aventure

Par Publié le 11 janvier 2001 à 13h54 - Mis à jour le 11 janvier 2001 à 13h54

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Les œuvres de musique contemporaine mobilisent rarement des effectifs standards tels que ceux institués au XIXe siècle pour la musique de chambre ou le répertoire orchestral et recourent volontiers à des formations d´une quinzaine d´unités, différentes d´une partition à l´autre. Pour répondre à cette demande sont apparues des formations dites “ à géométrie variable ”, tel l´Ensemble InterContemporain, fondé dans le milieu des années 70 sur le modèle du London Sinfonietta.

Comme ces phalanges de référence, l´Ensemble Modern, qui interprétera, le 13 janvier, lors de Sons d´hiver, Traffic Continues, de et avec Fred Frith, est constitué d´un noyau de solistes (seize lors de sa création en 1980, vingt et un à l´heure actuelle) rompus aux nouvelles techniques instrumentales.

Il se distingue toutefois de ses homologues de plus en plus nombreux par un mode de fonctionnement autonome favorisant la réalisation de projets inédits. Les musiciens prennent eux-mêmes les décisions d´ordre administratif ou artistique qui régissent la vie de l´ensemble, installé à Francfort depuis 1985. Concernés à tous les niveaux de l´entreprise collective (jusqu´aux risques financiers encourus dans le marché de la création), les membres de l´Ensemble Modern garantissent un engagement sans limite aux chefs et aux compositeurs invités à travailler avec eux.

Si leur catalogue discographique témoigne d´un éclectisme militant (le Prometeo conceptuel de Luigi Nono, le labyrinthique Voyage d´hiver, de Hans Zender, la transcription d´Etudes pour piano mécanique, de Conlon Nancarrow…), c´est à la scène que s´affirme le plus nettement leur goût de l´aventure (collaborations remarquées avec les jazzmen Ornette Coleman et Anthony Braxton ou avec les vidéastes Bill Viola et Beryl Korot).

Le spectacle Noir sur blanc de Heiner Goebbels (programmé en 1997 à la MC 93 de Bobigny dans le cadre du Festival d´automne) pointe de manière emblématique l´identité à nulle autre pareille de l´Ensemble, qui n´hésite pas à utiliser la culture individuelle (une percussionniste d´origine japonaise est, par exemple, conviée à jouer du koto) d´interprètes authentiquement polyvalents (acteurs, chanteurs, instrumentistes).

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