Il concrétise des rêves 

Par Publié le 06 mars 2000 à 16h17 - Mis à jour le 06 mars 2000 à 16h17

Temps de Lecture 2 min.

Article réservé aux abonnés

LA FRANCE a des idées. Matthieu Daouphars peut en témoigner. Sur son bureau, c'est par dizaines qu'il voit passer chaque semaine des dossiers de créations d'entreprises. A lui, dès lors, de trier le bon grain de l'ivraie, de repérer les dossiers susceptibles d'intéresser des investisseurs potentiels. A 28 ans, Matthieu Daouphars, chez MGT, société spécialisée dans la recherche de capitaux, lève des fonds pour des start-up Internet en mal de financement. Comment ne pas laisser filer le bon dossier, celui qui dans quelques années fera peut être la « une » de la presse économique ?

« Il y a deux critères principaux pour estimer la qualité du projet, le positionnement du projet en lui-même et la qualité de l'équipe qui le soutient », explique le jeune homme. Y a-t-il un marché derrière ce projet ? Existe-t-il déjà des entreprises positionnées sur ce secteur ? Le porteur de projet a-t-il une légitimité sur le marché qu'il vise ?... Autant de questions que Matthieu Daouphars se pose avant de trancher. Une fois la sélection faite, il s'agit dès lors de donner tous les atouts au créateur pour qu'il réussisse son grand oral devant les investisseurs.

Retravaillé, le projet pourra alors être présenté à un panel d'investisseurs. « C'est l'autre étape de mon travail, pour chaque projet je sélectionne et contacte les fonds de capital-risque et les ”business angels“ potentiels les plus adaptés », explique Matthieu Daouphars. Et à chaque fois, c'est avec un pincement au coeur qu'il attend le verdict. Si les investisseurs se montrent intéressés, le fund raiser joue les intermédiaires jusqu'au closing, la dernière réunion durant laquelle est signé le pacte d'actionnaires. Matthieu Daouphars tremble jusqu'au bout.

Depuis son entrée chez MGT, il y a maintenant quatre ans, il a plus souvent dit non que oui : « C'est parfois difficile de devoir refuser un projet, de faire écrouler le rêve d'un entrepreneur », admet-il. Pendant ces quatre années, le leveur de fonds a eu le temps de voir évoluer son métier : « Quand j'ai commencé, nous levions des fonds dans les domaines de l'environnement, de l'électronique... Aujourd'hui, nous ne faisons quasiment que de l'Internet. »

Il vous reste 26.98% de cet article à lire.

Lecture du Monde en cours sur un autre appareil.

Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil à la fois

Ce message s’affichera sur l’autre appareil.

  • Parce qu’une autre personne (ou vous) est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil.

    Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil à la fois (ordinateur, téléphone ou tablette).

  • Comment ne plus voir ce message ?

    En cliquant sur «  » et en vous assurant que vous êtes la seule personne à consulter Le Monde avec ce compte.

  • Que se passera-t-il si vous continuez à lire ici ?

    Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connecté avec ce compte.

  • Y a-t-il d’autres limites ?

    Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant à des moments différents.

  • Vous ignorez qui est l’autre personne ?

    Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe.