Accompagner les entreprises naissantes

Par Publié le 06 mars 2000 à 16h17 - Mis à jour le 06 mars 2000 à 16h17

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DANS LE GRAND Monopoly qu'est devenu Internet, pour créer une entreprise il n'est plus obligatoire de passer par la case Banque. La création d'entreprise emprunte de plus en plus le chemin du capital-risque ou des « business angels ».

Les chiffres sont là pour en témoigner. Selon les derniers résultats de l'indicateur semestriel réalisé par la société Chausson Finance, au cours des six premiers mois de 1999 129 start-up françaises (contre 111 pour 1998) ont été financées par 23 sociétés de capital-risque, à hauteur de 872 millions de francs (133 millions d'euros), contre 675 millions de  francs (103 millions d'euros) en 1998.

L'ensemble des données pour l'année 2000 ne sont bien évidemment pas encore connues ; mais, si le rythme se confirme au second semestre, l'activité du capital-risque devrait tripler par rapport à 1998. Pourtant, ces chiffres peuvent être trompeurs. En effet, si on lève toujours davantage d'argent, les projets sont également plus nombreux et, surtout, les capital-risqueurs ne sont ni des kamikazes ni des philanthropes. Pour les séduire, mieux vaut avoir un projet bien ficelé et parler le même langage qu'eux. C'est ce que tentent d'enseigner aux jeunes porteurs de projet les leveurs de fonds des sociétés qui mettent en relation entrepreneurs et investisseurs.

« Il y a un mirage autour d'Internet et des nouvelles technologies », prévient Jean-François Prat, fondateur de Capital & Croissance, un conseil en levée de capitaux (fund raiser) installé en province . « A force d'entendre parler de ”success story“, les jeunes créateurs d'entreprise sont un peu dans le rêve. Ils mésestiment parfois les difficultés à vendre un projet auprès des investisseurs. Faute de préparation, même si l'on a, intrinsèquement, une bonne idée, le risque est qu'un investisseur ne saisisse pas le potentiel de votre projet, de la technologie ou du service que vous voulez créer. »

Chargés de trouver des fonds pour la création (« amorçage ») et le développement (« deuxième tour ») de start-up, la plupart de ces intermédiaires se rémunèrent par une commission d'environ 5 % sur les capitaux levés et par d'éventuels frais de dossier. En échange, ils apportent un savoir-faire qui, au final, rendra le projet plus vendeur. « Nous sommes l'équivalent, pour les capitaux, de ce que sont les chasseurs de têtes pour le recrutement. Les entrepreneurs peuvent se passer de nous, mais nous présentons un certain nombre d'avantages, résume Christophe Chausson, président de Chausson Finance, l'un des principaux et des plus anciens leveurs de fonds de la place de Paris.

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